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Automne 2026
Pamela Chrabieh : Ô Liban Mon Pays. (*) |
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« Ya Lebnan Ya Baladi (Ô Liban Mon
Pays) », ma 5e chanson de l’année, est née d’un refus, celui de faire de
la résilience une destinée. À force de célébrer les peuples pour leur
capacité à se relever, on finit parfois par oublier leur droit à ne plus
tomber. Pour moi, l’art engagé commence là, non pas dans les slogans, mais
dans la possibilité de nommer ce qui blesse, de contester ce qui paraît
inévitable, et de préserver, malgré tout, une idée exigeante de la paix et de
la justice. Cette chanson est ma manière de dire que le Liban mérite davantage
que notre courage ; il mérite une vie ordinaire, entière, enfin habitable. ©Pamela Chrabieh Ya
Lebnan, ya baladi / Ô Liban Mon Pays. On nous dit : vous
êtes si forts, Mais moi, je ne
veux plus apprendre Ya Lebnan, ya
baladi, Nous avons droit à
la douceur, Que le ciel
redevienne le ciel, Ya Lebnan, ya
baladi, Chaque pierre
connaît une voix, Ya Lebnan… ya albi… salam… salam… Que le ciel
redevienne le ciel, ©Pamela Chrabieh Voix
: Mésange Bleue (Pamela Chrabieh), augmentée par IA Concept
et réalisation : Mésange Bleue Paroles
et mélodie : Mésange Bleue Composition
finale : IA en dialogue avec Mésange Bleue Visuels
: vidéos originales ©
Tous droits réservés - Mésange Bleue (Pamela Chrabieh) Disponible
sur Facebook et
sur YouTube (avec
une video), ainsi que sur Anghami
pour les abonnés-ées. Les
paroles : sur le site de
Pamela Chrabieh. L’annonce :
sur la page FB de Pamela
Chrabieh. *** Dessin de ©Pamela Chrabieh (sa page FB, 22 août 2026) À propos d’une autre de ses chansons, la toute
dernière – qu’on peut écouter
ici – l’autrice écrit (sur sa page FB, le 11 sept. 2026) : « L'encre de ma chanson "Yareyt" (si
seulement) venait à peine de sécher que les communiqués de la mort ont
commencé à pleuvoir en rafales, porteurs de cette brutalité glaçante et
chirurgicale propre aux tragédies que l'on lit sans parvenir immédiatement à
en mesurer l'abîme : selon les sources de la chaîne israélienne, plus de 1100
tonnes d'explosifs ont été déversées ce soir pour pulvériser les entrailles
et les hauteurs d'Ali Taher, au Sud du Liban, déclenchant un cataclysme
sismique de magnitude 4,1, comme si la terre elle-même hurlait son agonie
sous les coups de boutoir de la barbarie. Plus de 1100 tonnes de feu et de fureur sur une
montagne de notre patrie, après Qal‘at el-Chqif, après tant de collines
éventrées, de terres calcinées, de villages effacés de la carte, de routes
saignées et de foyers réduits en poussière, au point que l'on ne massacre
plus seulement ce que l'humain a bâti, mais la géographie elle-même, la chair
minérale de notre territoire, comme s'il était permis de redessiner le Sud du
Liban à la pelleteuse et au missile sous l'œil complice d'un monde lâche qui
observe, commente entre deux canapés, et lâche une condamnation tiède avant
de retourner tranquillement à ses affaires, banalisant le néant. » (*)
Merci
à Pamela Chrabieh de nous avoir permis de reproduire dans Francopolis le
texte et la musique de cette chanson.
(D.S.) |
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mars 2002 |
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