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Coup de cœur : Archives

(2010-2016)

 

Une escale à la rubrique "Coup de cœur" :
découvrir un poème qui nous a particulièrement touché
par sa qualité, son originalité, sa valeur.

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(un tableau de Bruno Aimetti)

À Francopolis,
l
a rubrique de vos textes personnels est une de nos fiertés.
Elle héberge un ensemble de très beaux textes,
d'un niveau d'écriture souvent excellent,
toujours intéressant et en mouvement.

Nous redonnons vie ici à vos textes qui nous ont séduit
que ce soit un texte en revue, en recueil ou sur le web.

**

Poème Coup de Cœur du Comité

 

MARS 2017

Jean-François Caperan, choix François Minod
Anna Maria Caroline Celli, choix Éliette Vialle

Guy Goffette, choix Dominique Zinenberg
Ara Alexandre Shishmanian, choix Gertrude Millaire

Maurice Chappaz, choix Mireille Diaz-Florian,
Jean Barbé, choix Michel Ostertag

Pedro Vianna, choix Dana Shishmanian


 

JEAN-FRANÇOIS CAPERAN   

choix François Minod

 

Une pluie de larmes d’or

Tremblent au creux de ses chevelures noires

Et dans ses feuillages argentés

L’océan déroule au levant

Ses longs troupeaux d’ombres et de lumières.

Alors se dressent surgissant de la nuit

Les souvenirs d’un autre âge

Palais de chimères cités englouties

Grands vaisseaux lassés de voyages

Déchirant l’eau sombre de leur passage.

                                                                                

                                                                                                     *

Galops de la mer

Roulent à perdre haleine

Chantent à pleine écume

Courses de la mer

Brillent de tous tes muscles

Et suent de leurs puissances

Envols de la mer

Figent en plein élan

La source même de la danse…

 

                                                                                                      *

 

Lèvres de femmes écloses

Ouvertes au flan du corps

Frémissent aux caresses du désir

Mordent aux entrailles du plaisir

Lèvres de femmes écloses

Tendues à l’écoute du ventre

Bouches aux cuisses offertes

En appel au soleil et au vent

Lèvres de femmes jamais closes…

                                                                                                      *

Le jour se traîne vers la nuit

Et sème derrière lui la lumière de ses yeux

 

 

Extraits de Morsures, imprimerie Bene, Nîmes, 1983

 

 

 

ANNA MARIA CAROLINE CELLI

choix Éliette Vialle

 

Depuis que je suis femme
J’avorte sans interruption
En tricotant des brassières blanches
Une maille arrière une maille avant
L’aiguille braquée contre mon cœur
J’expulse les démons qui me mangent
A l’intérieur
J’en compte des milliers à venir
A vomir
En tressant le fil patient de la laine
Une maille avant une maille arrière
Où va le bout de ma peine ?
La faiseuse d’anges assise à mon chevet
Peigne
Mes longs cheveux défaits
Un étrange sourire sur les lèvres
Elle peigne
Sur le linceul où je me fends
Des poissons rouges jaillissent de mon ventre blanc
Ils tombent de moi comme pluie d’orage
Les enfants sans visage
Depuis que je suis femme
J’avorte sans interruption
De détresse

***

Hors ailleurs au dénouement
Au bord
Au loin
Nous haut halés d’une sculpture à l’autre
Noués sur l’invisible voix
Impossible à trouer
Au-delà est l’oiseau
Les ailes ouvertes étendues urgentes
Nous ne passerons pas la nuit
La peau est voilée de courroux
La bouche ourlée d’aiguilles
L’odeur et le goût des fleurs au déploiement de tes ailes
Où glissaient mes ombres
A la volée du jour
Où est-elle ?
Où est-il ?
Nous ne passerons ni le soleil ni l’étoile filant
Toujours plus vite que le souffle
Nous aux abois
A la hurlée
Moineaux exténués d’une oasis infinie
Noyés au noir Ô noir ! Ô noir !
Ô noir où
L’amour fuit pour mourir

***

Tu oublieras
Le nom
De sa rue
Les pupilles jaunes des chats embusqués
De l'autre côté de la nuit
Les traces de soleil ruisselant dans les brouillards d'aurore
Tu marchais derrière lui
Il titubait entre les vides
Décousu de plusieurs vies
Chat de pavé
Les vertèbres enfoncés dans le noir
Tu suivais des yeux sa griffe rouge
Les voies éphémères
Changeaient de masque à chaque pas
Tu courais des échos qui portaient son odeur
Éventail hermétique
Où brûlaient des parfums de femmes mortes
Tu oublieras le goût de ton nom dans sa bouche
Les voyages
Les contes noirs
Les sommeils blancs
Tu garderas dans le creux de l'oreille
Tout un fleuve
Et tu marcheras
Fleuve
Parmi les forêts vierges

 

Anna Maria Caroline Celli

 

Études : Philosophie à Université de Bourgogne

A étudié à Lycée Carnot Dijon

Habite à Paris, vient De Jerada
Travaille chez Comédien/Acteur, professeur à Éducation

 

 

 

GUY GOFFETTE

choix Dominique Zinenberg

Au fond du labyrinthe

                                                            

Je me souviens : tous passaient en courant

dans le couloir du métro, à gauche à droite,

tirant tirés, pressés pressant, et comme

dévorés par leur ombre. Ils couraient

 

les uns contre les autres, même visage même

nuit, et chacun était la nuit de l’autre

et tous comme les oiseaux foudroyés

que la tempête entraîne

 

vers l’étrave des forêts mortes, tous

comme un seul s’enfonçaient en eux-mêmes

dans ce grenier encombré de gravats

et de morts, où trône et triomphe

 

le grand miroir blanc des aveugles.

 

II

 

L’un d’eux parfois levait un bras lourd

et c’était comme l’appel d’un noyé,

l’ultime tentative pour saisir

au-dessus des remous de la foule

 

le fil invisible qui lui eût rapporté

des profondeurs du temps un éclat de sa vie

ou le sens de la terre en cet instant

que tout se défigure et prend une autre voix,

 

mais toujours comme la vague brutale

une rame bondée rejetait le pêcheur

parmi les ombres soulevées sur la rive,

les vivants et les morts, vite

 

qui se retournent dans la poussière des jours.

 

 

III

 

Et tous ainsi continuaient leur course, tête

baissée comme après la débâcle ou pareils

aux bêtes sous le joug, poursuivant

dans le dessin d’un pas, le sillon d’une affiche.

 

Dieu sait quelle trace de bonheur interrompu,

la maille des premiers jours peut-être

quand le ciel se confondait avec la terre, leur corps

avec celui des arbres et leurs paroles

 

avec la voix des dieux – Souviens-toi, disaient-ils

pour eux-mêmes, souviens-toi quand nous mangions

de tous les fruits sans amertume et comme

nous chantions d’un même souffle avec les oiseaux.

 

-          Je me souviens seulement d’un ciel sans fond.

 

 

IV

 

Embarquer sans retour, voilà ce qu’ils voulaient,

jeter leur montre dans le premier jardin venu

et n’avoir plus qu’à contempler le ciel

comme le berger relevant des yeux

 

le garçon tombé dans l’eau verte. Nous n’avons

qu’une route et nos pieds n’y peuvent

rien, pensaient-ils. Icare est mort, et Bruegel,

et nous-mêmes, comme en marche vers Ninive,

 

bouche close, message oublié, cherchant

ce qu’il faudrait dire et à qui parler,

nous ne sommes plus qu’une trace déjà

dans la nuit, la retombée d’un songe

 

entre les rails du présent, et qui s’efface.

V

 

Mais le silence aussi comme le vent

après l’orage tombait derrière les rames

entraînant l’espace où tout est possible,

et les yeux se perdaient ainsi

 

entre les rails sans que personne fît un geste.

Les portières seules criaient encore

en se fermant : changez de vie – mais eux

déjà ne voyaient plus qu’un cheval

 

à bout de course, un cheval et qui s’effondre,

et le cavalier au visage surpris,

posant sa tempe contre la vitre obscure,

c’était bien eux, et c’était bien la même terre

 

froide, et se dérobant sous leurs pieds.

 

 

ARA ALEXANDRE SHISHMANIAN

ENDORMISSEMENT AU LAC
choix Gertrude Millaire

Et si nous nous endormions dans un oubli intermédiaire
tel un hamac se balançant entre deux arbres
et si nous glissions le pied entre – sans trop savoir
entre quoi et quoi…
nous devrions considérer cette amnésie
comme un ressouvenir – ou seulement,
le suicide que les grands prêtres craignent -
c’est vrai, les rêves souffrent de la manie de la contradiction,
car les rêves ne nous aiment pas ou sinon
ils projettent l’antipathie de quelqu’un qui tient à rester caché

parfois, quand le vide caresse mon front de l’intérieur
je sens que je suis trop lourd pour les bascules du monde,
que mon pas est trop droit pour les sentiers tordus -
de mes blessures, le mésonge me chuchote des pensées
et la grâce de la vision descend de ma nausée,
les regards de la contemplation sont fanés -
la mystique nous remplit l’éphémère d’automne
écrire, marcher, rêver, cela revient au même -
tes pas remplissent un lac
dont tu comprends qu’en l’écrivant, tu le rêves,
limpide est le lac ou les mots se fondent
les uns dans les autres – oui, transparent est le lieu
ou, par une marche de rêves, nous cessons enfin

vidés de pensées, les regards ont quelque chose d’apnéique,
je bois le couchant épais aux lèvres absentes -
le mésonge orange – le songe entre en moi
tel un train aux compartiments de souffle,
un train dont l’unique passager est en suspens
en de tels instants de sommeil et non-sommeil
ma tête est trop étroite pour le souffle du mésonge,
je dors à l’abri de hauts plafonds -
désir absorbé à l’ascenseur -
à travers la cheminée sans fin du vide
je retombe en arrière, morceau par morceau,
ressoudé au gré de ma chute,
contrefait dans un corps aux sens inversés,
aux lettres mélangées en des textes méconnus

quand tu bois le couchant tu bois un soleil enflé d’extinction
pareil à celui qui se couchera définitivement
dans cinq milliards d’années,
les autres montent par des tuyaux écaillés du moi -
labyrinthe qui les appelle
avec des complots odieux et mortifères,
des complicités oniriques – une initiation démoniaque -
de l’inconscient, peut-être…

le plus difficile pourtant c’est quand l’éphémère
se décolle du nom de grâce auquel nous le reconnaissons
et nous montre ses visages d’abîme inconnaissable,
la poussière du mésonge nous égare
dans un désert aux dunes infinies
… je m’appelle alors moi-même sans répondre
car je ne sais pas qui je suis.


Tiré du Recueil, Le sang de la ville (traduction du roumain par Dana Shishmanian. Éd. L’Harmattan, 2016)

 

 

MAURICE CHAPPAZ

 


choix Mireille Diaz-Florian

 

 

20 AOUT

 

Les Chinois quand quelqu’un est décédé, lâchent vers l’âme perdue : il a cessé de fumer. Et du coin d’une maison les paysans de mon enfance : il a cassé sa pipe…hier.- Qui ? On voit des gens qui sortent comme s’ils avaient une pensée dans la bouche, d’une autre maison.

Est-ce qu’il y a quelque chose après ? La  vie c’est le tabac. J’écris une dernière lettre d’un Maurice provisoire ; je tire ou j’aspire des sentiments qui s’allument et je souffle quelques mots qui noircissent le papier.

J’écris, le fumeur ne sent la fumée que s’il la voit.

 

Le soir, je m’enfouis dans un manteau hérité des chemins de fer (rappelez-vous ces contrôleurs sur les passerelles des anciens wagons en hiver), j’attends devant la porte du chalet quand il est avalé par la nuit.

Voyage sur place et on ne sait pas si on est parti.

Je prie puis je fume, puis je prie, puis je fume. (…)

 

 

26 AOUT

 

Toujours le soir, toujours la nuit.

Je ne me rappellerais plus mon existence, si un instant je l’oubliais.

Où donc ai-je disparu ? Les étoiles mouillent, brûlent de lointaines plages du ciel. Toute proche, fragile comme une goutte d’eau, une très belle étoile filante succombe devant mes yeux : la trace d’une pensée, la douceur de l’éclair. ( …) 

 

27 AOUT

 

Je m’immobilise devant la nuit : elle entre, le chalet disparaît. On n’existe plus mais on devient l’infini qui se personnalise en nous. Ma pipe peut- être me filme.

 

J’enregistre où je suis, puis où sont mes amis, mes familles. Des villages oubliés tournent dans la brume avec un verger, des pioches, des râteaux, des mains ou des bras. Une robe, un chapeau. Une catastrophe oubliée a eu lieu et s’envole.

 

Je ne pense pas, je fume. Et je m’aperçois moi-même comme les stupas, l’une de ces petites tourelles de pierres érigée sur les cols, quand je franchissais l’Himalaya, guettant mon autre patrie, cinq ou six mois après avoir construit ma maison à Veyras… Je suis la perche à prières et les prières qui s’envolent toutes seules sur les banderoles de papier au gré du vent.

 

Ces  perches sont des écrivains, m’étais-je alors dit.

Je m’y retrouve, j’y suis. Je parle aux herbes qui fuient dans le désert de ce pays où les jours sont des mois, le quart de la population sont des moines. Ils couchent avec les glaciers lointains si immenses qu’ils nous caressent toujours la tête. (…)

 

3 SEPTEMBRE

 

Nulle étoile, lune invisible, regardées seulement par les montagnes grises.

 

Le ciel n’est qu’un nuage précédant l’ombre. Les forêts s’assombrissent tel le ventre d’une bête qui retient les ténèbres.

 

Dans le lointain la lumière d’un feu s’éteint, rebrille.

Et d’un caillou de silence me parvient le balbutiement sourd, presque un aboi, la rumeur plus haute, plus basse de la rivière. Elle se mêle à la fumée de ma pipe qui s’exhale devant mes yeux. Je la suis comme si c’était une âme, car avec elle tout me semble si ténu, fugitif et véridique en même temps. (…)

 

6 SEPTEMBRE

 

Le ciel s’enfle dans le gris ; une grossesse, un noircissement où un doigt de lune se fixe, se dérobe.

Villes mortes, âmes mortes, mers mortes.

Des voyages s’oublient en moi, des êtres disparaissent parfois avec un adieu incompréhensible, tels des statues de sel. Je mâchonne des miracles ; bribes de grands poèmes oubliés qui impriment en nous le réel :

                  

Vous côtés de l’Euphrate

vous rues de Palmyre

… ô forêts de colonnes dans le désert

 

Hölderlin et ses traducteurs ont disparu dans le ciel. Leurs paroles s’émiettent en moi. Je n’ai pas atteint la ville morte entre toutes. (…)

 

 

9 SEPTEMBRE

 

Pianotent quelques gouttes de pluie devant la porte. Pas une étoile. Aucune lune, juste sa lueur à l’endroit le plus sombre de la forêt. Sur le vaste flanc de la montagne qui s’efface, une sorte de petite clairière vaporeuse entre nuage, tache ou « envie » d’eau.

 

Notre regard insiste, le reflet de la lune s’affaiblit, revient, disparaît tel un pré qu’on traverse. Mes lèvres étaient en train de moudre ces Ave qui me font penser aux petits clous des souliers des paysans.

 

Ensuite je tente de me rappeler ce qui se passait en moi  et hors de moi.

En vain.

La pipe aussi cesse son rêve, s’éteint comme la lune.

 

J’ai lu des visages, j’ai vécu.

La vie nous balbutie, semblable au reflet de la lune qui disparaît tel un immense papillon.

Je voltige, je voltige de Corinna à Viatte jusqu’à ma mère.

L’écriture glisse le corps dans sa balance : c’est ainsi que je pense à Corinna. Tant son âme, son visage, l’esprit de son ventre se retrouvaient dans l’écriture. De sorte qu’il est arrivé que mon corps animal l’oublie pour les livres. (…)

 

 

Maurice Chappaz, poète suisse (1916- 2009).

Extrait de « La Pipe qui prie et fume », aux Editions de la revue Conférence. Réédition du dernier texte publié de son vivant « merveilleux et souriant testament qui est aussi une ode au monde et au bonheur d’avoir vécu »

 

 

 

 

 

JEAN BARBÉ

 

 

Choix Michel Ostertag

 

 

C’est des vers bien tard qui s’en viennent
Dans un dernier verre -à la tienne-
Que l’on s’envoie
Sous une garce de pendule
Qui s’en balance et ne recule
Jamais d’un pas

C’est des virées seul au bordel
D’une mémoire intemporelle
Pas vu pas pris

C’est des nausées que l’on balaye
Avec des mots qu’on appareille
Avec du vent
Pour faire clean dans le décor
Et parfumer l’odeur de mort
Sous le bat-flanc

Et c’est toujours entre deux chaises
Un cul trop lourd qui tant nous pèse
La poésie.

 

 

 

 

PEDRO VIANNA

choix Dana Shishmanian

 

la force des fleuves

se fonde sur la fluidité des frissons

qui en fredonnant franchissent

la fierté de la pierre

bercée par les murmures

des frondaisons fascinées

par la fraîcheur du courant

 

et le nocher va sifflant sa fantaisie

 

***

 

dans un petit recoin de la nuit

une frêle bougie

portée par de dérisoires croyances

sur une fragile miniature de bateau

emmène vers les abysses

les seuls espoirs de ceux qui n’en ont plus rien

 

et je pleure un sourire

 

***

 

la neige couvre la terre

un chant d’oiseau flotte dans l’air

rien n’a de sens dans cette blancheur inhumaine

le silence s’empare de la pensée égarée

la nuit se plie aux contraintes du jour achevé

rien ne permet d’aller au-delà

mais la vie entêtée

tient à continuer de rêver

d’une vie sans illusion

 

***

 

le froid se glisse insidieusement

par les interstices du silence

 

les mots gèlent au cœur de la pensée

figée dans le tréfonds d’un passé mal digéré

 

imperceptiblement le regard s’opacifie

dévié par le milieu aqueux d’une question non résolue

 

perdu au fin fond d’une histoire sans importance

le détail capital demeure ignoré

 

les besoins vitaux deviennent lentement dérisoires

la marche en avant se mue peu à peu en fuite en arrière

 

et malgré tout

les portes entrouvertes

font toujours tourner la tête

 

et malgré tout

aucune mort

ne vaut la vie

 

***

Pedro Vianna a fait le choix de l’autoédition numérique : ces poèmes sont extraits de Climats, son 49ème recueil publié sur son site Poésie pour tous, qui met en valeur une œuvre et une personnalité foisonnante (homme d’engagement, Pedro écrit, met en scène, produit des œuvres graphiques, des musiques, des collages multi-arts, des spectacles, anime une émission radiophonique, et non en dernier lieu, publie les poèmes des autres… : voir pour rappel l’article qui lui est dédié dans notre revue de mai 2014, et les « créaphonies » de novembre 2014 et avril 2015).  

 

 

Coup de cœur 

Éliette Vialle, Dominique Zinenberg,
François Minod, Dana Shishmanian,

Gertrude Millaire, Mireille Diaz-Florian,

Michel Ostertag

Francopolis mars 2017