(
Né
en 1909 à Lwow, en Galicie. Interné dans un camp de concentration
de 1941 à 1943. Publiciste, poète et satiriste. Ses aphorismes
paraissent dès 1957 et connaissent un vif succès en Pologne
et dans certains pays étrangers. Il meurt en 1966)
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Seuls les morts peuvent ressusciter. Pour les vivants, c’est plus difficile.
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Une pensée profonde exige de la hauteur.
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On ne peut interpréter le Chant de la liberté avec un instrument de coercition.
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Je vais le menacer du doigt seulement, dit-il, en appuyant sur la détente.
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Même dans son silence il y avait des fautes d’orthographe.
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Celui qui a une bonne mémoire a plus de facilités pour oublier beaucoup de choses.
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Au commencement était le Verbe, à la fin le Verbiage.
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Sur lui est venue se poser l’ombre d’un doute. Et dans cette ombre il se cache.
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La vérité est plus difficile à cerner quand tout peut-être vérité.
Extraits de" Nouvelles pensées échevelées",
Les éditions noir sur blanc, 1991. Traduit du polonais par André et Zofia Kozimor
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LES APHORISMES DE ABDELMAJID BENJELLOUN
(
auteur marocain)
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Le mot est à mon sens ce que serait un parapet pour un abîme de lumière.
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Comment le grand du ciel peut-il entrer dans le petit du ruisseau ?
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Que peuvent les immenses mensonges de l’homme contre le bloc de vérité dans lequel il est taillé?
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Lorsqu’on guérit de la compréhension du monde, il reste encore les arguties de la respiration.
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Le plus grand poète qui soit n’est pas même pris
à l’essai dans le comité de bruissement du dernier arbre.
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La première transcendance est celle du ruisseau qui abandonne un peu de lui-même pour devenir ciel.
Extraits de la revue Le Mâche-Laurier, no 1, janvier 1994
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