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Ou les mots cessent de faire la tête et revêtent un
visage. |
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GUEULE DE MOTS
Cette rubrique reprend un second souffle en 2014
pour laisser LIBRE PAROLE À UN AUTEUR... Libre de s'exprimer, de parler
de lui, de son inspiration, de ses goûts littéraires, de son attachement à la
poésie, de sa façon d'écrire, d'aborder les maisons d'éditions, de dessiner
son avenir, nous parler de sa vie parallèle à l'écriture, ou tout
simplement de gueuler en paroles... etc. Printemps 2026 Libre parole à Nathalie Lescop-Boeswillwald : L’autre ne sera jamais un ennemi. Dessin de Béatrice Gaudy |
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Parce que l'autre ne sera jamais un
ennemi (En partage un vieux texte qui résonne
fort en regard de l'actualité) Entre
toi et moi La
différence Est
une légende Qui
persiste Comme
brumes en octobre... Entre
toi et moi L’inécoute Se
fait de plus en plus dense Aux
jours sensibles de la vie... Entre
toi et moi L’intolérance Est un
regard Qui
assassine L’image
de l’Autre... Entre
toi et moi La
vérité Braille
une dure réalité! Homme,
compagnon Que
sont devenues nos semblances séculaires D’honneur,
de courage, d’humanité ? Homme,
compagnon Conservons
nos identités, Partageons
nos cultures, Mêlons
nos racines... Si le
Possible est en ce monde, Décidons
ensemble D’habiter
les saisons humaines... ©Nathalie Lescop-Boeswillwald 1er
mars 2026 |
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Ce poème est un cri d’arrêt sur
la pente du désastre. Car l’humanisme, ses valeurs et ses racines, qui ont
inspiré les principes et les normes des accords internationaux, sont de nos
jours en proie à un mépris sans précédent de la part d’États et de puissances
qui n’agissent que dans leurs propres intérêts pécuniers, portés par la
haine de l’autre et gonflés par la paranoïa de l’impunité qu’ils s’arrogent. J’ai choisi de reproduire aussi
quelques passages des réflexions de notre amie Nathalie Lescop-Boeswillwald, qui accompagnent
ce poème (à lire sur sa page
Facebook) : « Lorsque leurs intérêts priment, les puissances
n’hésitent pas un instant à guerroyer, mais qu’en est-il des peuples qui
subissent tout autant des régimes autoritaires et violents mais dont les sols
sont pauvres en ressources, matières premières etc… ? Ces mêmes puissances ne
les laissent-elles pas subir encore et encore sans un regard ?... Et gardons
à l’esprit qu’il ne s’agit pas uniquement d’intérêts financiers mais aussi de
géopolitique, d’égos… La liberté a bon dos ! À quel moment une puissance
mondiale dans l’histoire de l’humanité s’est-elle véritablement intéressée à
l’humain, à la population, je vous le demande ! Tout est question d’intérêts,
de lobbies, d’argent. Bien sûr les peuples entre eux s’alarment, ne souhaitent
en aucun cas le feu et le sang, mais bien au contraire a minima
l’indifférence, voire la paix et l’entente. Mais ceux qui gouvernent, qui
dirigent ne décident pas en fonction des populations, il est révolu le temps
où l’on pensait qu’un état agissait pour le bien de ses citoyens. » Nathalie
Lescop-Boeswillwald (D.S.) |
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Francopolis
– Printemps 2026 Recherche
Dana Shishmanian |
Créé le 1er mars 2002