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Ou les mots cessent de faire la tête et revêtent un
visage. |
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GUEULE DE MOTS
Cette rubrique reprend un second souffle en 2014
pour laisser LIBRE PAROLE À UN AUTEUR... Libre de s'exprimer, de parler
de lui, de son inspiration, de ses goûts littéraires, de son attachement à la
poésie, de sa façon d'écrire, d'aborder les maisons d'éditions, de dessiner
son avenir, nous parler de sa vie parallèle à l'écriture, ou tout
simplement de gueuler en paroles... etc. Printemps 2026 Libre parole à Patrice
Perron : Sous dictature. Poème inédit Peinture de ©Jacques Grieu (2026) |
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Sous
dictature, Même
la nuit n’est pas sûre, Même
l’intérieur de la maison Suscite
la méfiance et fait parler à voix basse. Non
pas à l’encontre de la famille, Mais à
l’égard de certains individus du quartier, Complices
rémunérés, ou flattés, du pouvoir, Et
tristes sires au cerveau lessivé. Sous
dictature, Même
le soleil qui se lève N’apporte
plus l’espoir d’un jour meilleur Ne
symbolise plus la lumière du futur. Dehors,
dans la rue chargée de gravats, Du
sang des résistants venus crier leur peine Et du
vacarme des forces de répression, La
clarté du ciel porte le voile de la peur. Sous
dictature, Même
l’intimité de la maison familiale N’est
plus l’abri de la liberté originelle, N’est
plus l’asile protégé de paix de la pensée, Traînées,
membres ligotés et l’esprit anesthésié, Dans
une prison de négation de la personnalité. Demain
sera un autre jour, Les
lanceurs d’injonctions contradictoires Ne
sont pas ceux qui donnent leur sang Et la
liberté est un long chemin d’essentielles conquêtes. ©Patrice Perron 7 mars 2026 |
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Francopolis
– Printemps 2026 Recherche
Dana Shishmanian |
Créé le 1er mars 2002