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Quelques douceurs des membres du
Comité
en ce temps spécial !
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2007 Michel Ostertag
Noël, Noël
Noël, Noël, je veux des Noëls toute l'année,
des cadeaux,
des guirlandes, des boules multicolores, un sapin, des sapins et puis
et puis un bonhomme Noël
et puis aussi une dame-Noël
jolie comme un coeur, qui me ferait des câlins tous les soirs
à minuit ! et sans aller à la messe pour cela,
comme
ça, pour moi seul. je veux une hotte pleine d'une
quantité de jouets
de toutes sortes, des télés en relief, des Dvd en haute
définition et des caméras en cinémascope, et un
GPS accroché à mon cou pour ne plus jamais me perdre dans
les rues de Paris et une voiture qui roule avec seulement un verre
d'essence aux 100 kilomètres.
Je veux tout cela et encore bien
des choses comme un robot qui me ferait le ménage à la
maison
et aussi la cuisine, simplement en lui demandant gentiment..
Je veux, je veux,
au fond, je ne veux que du
bonheur, être en paix avec moi et les autres, tous les autres,
ceux d'ici et d'ailleurs et que m'importe tous ces produits
électroniques si je
suis bien avec toi, mon amour, cela suffira pleinement à
colorer
ma vie, à me rendre heureux et à rendre heureux tous les
gens
que j'aime.
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Flocons de neige
Flocons de neige, les anges perdent leurs plumes,
Oui, je sais ! Gouttes de pluie, comment faire son nid ?
Il fait froid, j'ai les doigts gercés, comment vais-je faire
pour t'embrasser ? J'ai les pieds froids, voudrais-tu
me les réchauffer ? Demande au père Noël, me
réponds-tu,
comme si le père Noël
avait
le temps de s'occuper de mes pieds !
je demanderai à ma voisine,
elle
est gentille, je suis sûr
qu'elle
acceptera.
Les guirlandes brillent et clignotent dans ma rue,
je suis comme aveuglé de
tant
de lumières, prend-moi la main,
guide-moi à-travers rues et
boutiques,
ne fait pas la tête,
je ne connais pas ma voisine, l'ai
vue
qu'une seule fois,
je veux t'acheter des fleurs, et
puis
une bague et t'inviter à dîner
et te demander de m'épouser !
Je rigole ? Pas du tout. Je suis ivre ? Pas le moins du monde,
ivre de toi, oui, sûrement. Tu es mon alcool, ma drogue, ma
raison
de vivre, sans toi, je ne suis rien, tu le sais.
Oui, peut-être, mais en attendant, passe au boulanger acheter
deux baguettes de pain et un gâteau, n'oublie pas
que ma mère vient dîner ce soir !
Père Noël,
donnez-moi envie de croire en vous.
Père Noël, donnez-moi envie de croire en vous.
Encore une fois, un jour, une heure, un instant.
Pour le plaisir, histoire de revenir à l'enfance,
A l'innocence. Je ne veux pas de vos cadeaux,
gardez-les pour les autres, les vrais petits, les pas riches,
ceux qu'un train électrique, une poupée, font
écarquiller les yeux comme plus jamais une seule fois
après.
Mais donnez-moi la foi en vous, enfin, à l'espérance
d'une vie meilleure. L'espoir, vous, vous savez ce que c'est,
une année sur l'autre, à la même date, la
même heure,
vous revenez, votre hotte pleine de cadeaux pour
remercier ceux qui ont cru en vous l'année
écoulée,
à ceux qui n'ont pas perdu espoir, avec une hotte
pleine de cadeaux pour adoucir la dureté de la vie,
des cadeaux de miel, de bisous, d'embrassades, de câlins.
Père Noël, sans vous, que serait le monde ?
2006 Michel Ostertag
Noël
est un jour de fête et de paix…
Je
n’ai pas connu les boules de sapin, la neige et le froid et le givre
qui glacent le bout du nez et donnent aux pieds des engelures…
C’était
pourtant décembre et la nuit du 24.
Mais
de l’autre côté de la méditerranée, en ces
temps où la France se croyait chez elle, c’était pas
vraiment l’hiver, plus vraiment l’été non plus, bien
qu’il fasse encore bon en ce mois de l’année, il fallait un peu
d’imagination pour se croire enfouis sous la neige, rêver au
père Noël et son traîneau, à sa hotte pleine
de jouets…
Et
puis, on ne pouvait pas lui en vouloir, à ce pauvre père
Noël, c’était la guerre, alors, vous
pensez, il était tout chamboulé, le pauvre homme, il ne
retrouvait
plus son chemin, entre les ennemis, les Alliés, les bombes, il
ne
savait plus où donner de la tête. Et sans GPS comme
aujourd’hui,
comment retrouver sa route ?
Alors,
mon père, ma mère, pour me consoler de cette absence bien
normale avaient placé sous la crèche des oranges, des
mandarines, des gâteaux que ma mère
avaient confectionnés.
Ce
n’était pas des jouets, sûr, mais par ces temps de
pénurie, quand on les mangeaient, ces gâteaux, ces
mandarines, ces oranges, c’était comme un petit soleil qui vous
entrait dans les entrailles, vous chauffait cœur et âme et
vous faisait croire en une vie plus
belle.
Noël
est un jour de fête et de paix, vous ai-je dit…
PS : Avec le
recul,
je n’en veux plus au Père Noël !
Michel Ostertag
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