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Où? Je
ne sais pas
!
Dans le ciel
de la ville que je connais
Le soleil
En état
d’agitation
Attend chaque
jour l'aube
Mais
L’air est
saturé de cendre sanglante
Lui-même a
perdu haleine et le matin ne se lève plus ;
La noirceur
Chaque nuit, est
en grand deuil, déprimée
Se tapit dans
les bras de la lune sombre
Près du bol
vide de larmes de la nuée
Renversé sur
des gémissements et des soupirs pourris,
Elle ne
détournant pas le regard
De l’empreinte
des gouttelettes séchées du havre ;
Sur la terre
de la ville que je connais
Le vieux sol
S’est
profondément affaissé sous des entailles à vif
La terre est
en cage et
Divague
agréablement !
Le rossignol
au chant rafraîchissant
S’est posé
sans compagnon
Sur la souche
brûlée
Au milieu du
feu enflammé
Il ne lui
reste plus qu'une seule corde dans la gorge
Il ne chante
plus,
Dans la maison
noire d’épouvante
Il plonge dans
sa réflexion :
Ah ! Dans
la fontaine toujours fraîche de la vie
Ne
tombe que les grêlons de la mort ;
…
Hélas !
Je
ne sais plus rien
De
ce ciel nocif et de cette terre innocente saccagée
Qui
me sont étrangers…
Où
le ciel est-il réellement bleu, inondé de soleil en journée ?
Dans
quel pays la lumière est-elle éveillée ?
Où le
ciel est-il baigné de lune, de clair de lune durant la nuit ?
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