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ne sait pas
où est l’enfant ne sait pas où le père a emmené l’enfant (illégal) ne sait
pas et tourne dans l’histoire à califourchon sur les possibilités et la
facture d’assurance qui dit que (enquêter trouver indices
)
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c’est un corps
de mère élémentaire il a cherché son enfant toute la nuit il a erré dans
les villages avec sa voiture il n’a pas d’adresse sûre il est lâché de
toute part il a désappris l’alliance est abandonné par désastre
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ça dit corps
c’est intenable il n’y a pas plus de dehors juste une mère qui a perdu
l’enfant ne sait pas trouve le mobil home vide cherche l’enfant cherche
le père qui a pris l’enfant parti sans adresse la nuit inadéquation
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ça tourne à
l’intérieur de la tête le corps n’est plus qu’une tête sanctionnée de vides
une tête amovible la réduction de la patience la pensée-corps dans les
synapses le basculement avec les autres qui partent
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c’est un corps
de mère à qui on a pris son enfant c’est animal c’est transcendant un
corps chaviré par défaut un corps qui a tenté l’émancipation par le
crime (poste universitaire à l’étranger) et la douleur
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un corps
qu’on terrasse en lui prenant l’enfant qu’elle ne parte pas avec
l’enfant et la douleur et la douleur malgré promesses projets la maison
louée à deux étages la mère et l’enfant le père ce qu’on a dit/prévu à
Athènes
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corps-parcelle
prisonnier emmaisonné (mais dit l’inverse mais
dit tu peux partir – mais sans l’enfant mais sans la moitié du corps) et
la chatte cherche ses petits dans le jardin orage en août autre histoire
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corps déraciné
de lui-même défonctionnalisé enfant arraché de
l’intérieur du ventre radical et de tout langage fluide corps sanctionné
par le vide ravaudé par le doute corps énucléé de son cœur
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ça fabrique quel corps ça déstructure quelles
synapses ça démantibule quelles chairs ça hurle avec quelle bouche ça
démissionne par les pleurs ça chute ça chute c’est
corps de bête hurlante de bête travestie
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coupé le corps
sectionné la vie alors dans la nuit d’août trouver l’enfant trouver la
maison avec l’enfant dedans l’enfant par la fenêtre l’interdiction de
l’enfant et le corps se recroqueville dans voiture
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animal le corps
perdu passe la nuit devant fenêtre fermée lumière électrique le père
n’ouvrira pas il y a des pommes dans un pommier toutes petites les
pommes sauvages comme la misère noire la bestiale
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le corps est
mort la vie est morte la douleur est une catastrophe vivante elle mange les
chairs elle dévore muscles elle insinue synapses serviles elle soumet la
peau et les os elle meut l’exosquelette
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c’est une
aberration sans yeux un retournement de tout le corps une panique
sillonnant le monde avec la voiture dormant devant fenêtre fermée ne
peut pas quitter l’enfant ne peut de mère morte la conscience
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s’immobilise dans sa
douleur de corps toute la nuit corps chamboulé corps crié nié corps
pleurant alors les voisins regardent de loin alors les voisins demandent
si tout va bien demandent au corps aux restes du corps
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et le corps
acquiesce et l’instinct dévale les paroles mortes de mère morte plus
rien ne peut atteindre ce corps il a perdu le corps même et quelque
chose tombe de bas en haut jambes molles ressort cassé
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fenêtre éclairée
et le corps sur la terre n’a rien dit le père a tout prévu a dit à
l’enfant de ne rien dire dit à l’enfant de mentir à sa mère l’enfant de
treize ans et toutes les conséquences qui en découlent (après)
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sur le
terre-plein en bas dans la voiture le corps ne comprend pas et le
gardien de l’enfant dans la maison inconnue il te regarde par la fenêtre
ferme les portes ferme les rideaux juste te
regarde dans la voiture
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fossé derrière la
maison fossé entre le corps et l’enfant le corps fait crier aucune
révélation ne relèvera le monde de son néant aucune parole ne trouera la
non-langue de la séparation aucune
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explication non donnée
pour que le corps s’apaise ne sait ce qui se passe le cerveau ce que
l’instinct (dé)planifie (dés)organise en toute mauvaise conscience on
opère à vif le néant maternel d’instinct
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ça chute ça
dévie ça n’a aucun repère visuel équivalent ça fracture toute
communication puis au matin il met l’enfant dans la voiture puis au
matin la vie du monde est une langue déjà morte il ne veut pas
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c’est très
rapide ça déporte une langue essentielle une langue avec des
cris/suppliques c’est un corps de mère-chatte qui sort ses griffes ouvre
la portière côté passager la portière là où assis l’enfant
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le corps est
un précipice vivant il a sombré dans la fureur des mères il est décroché
de lui-même il est gouffre où s’échouent ventres vidés il a capitulé de
toute vie propre il est une dépendance planifiée
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la
précipitation des événements est destin grec non tragique les dieux très
masculins ont décidé de l’issue ou bien la capacité hormonale du corps à
s’autodétruire se parjurer s’annihiler se faire néant
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ça explose de
toutes chairs séparées d’elles-mêmes les chairs il n’y a pas de sang
juste une douleur horizontale qui décide des mouvements du corps des
gestes du corps de la sidération de la mère
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de l’abrupt
de l’événement voiture démarre porte ouverte corps (pro)jeté bitume
érafle peau du dos tombé de la voiture le corps
comme une folie
en sursis s’octroie bord du fossé corps séparé corps déchiré
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ça fait corps
avec un petit tourbillon gouffre intérieur qui le fait tomber par le bas
le fait crier hors membres ne mange plus le corps avale de l’air comme
un poisson sorti de la mer un poisson ouïes tranchées
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s’est obstiné le
corps veille toute nuit se recroqueville sur la banquette arrière ne
quitte pas la maison ne quitte pas la fenêtre a l’instinct des bêtes et
des silences bifurque n’a pas les morts n’a pas les mots
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