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Ou les mots cessent de faire la tête et revêtent un
visage. |
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GUEULE DE MOTS
Cette rubrique reprend un second souffle en 2014
pour laisser LIBRE PAROLE À UN AUTEUR... Libre de s'exprimer, de parler de
lui, de son inspiration, de ses goûts littéraires, de son attachement à la
poésie, de sa façon d'écrire, d'aborder les maisons d'éditions, de dessiner
son avenir, nous parler de sa vie parallèle à l'écriture, ou tout
simplement de gueuler en paroles... etc. Automne 2026 Libre parole à Rime
Wadi : DANS UN MONDE PARALLELE… Sliman Mansour (1947-2026), Mother
Breastfeeding, 1976 (reproduit à partir de
l’interview accordé par l’artiste à Alia Kawar, publié sur le site arabworldart
le 21 février 2021) |
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DANS UN MONDE PARALLELE. Discours du Comité Nobel de la paix —
Oslo, 2025 Remise du prix Nobel au peuple
palestinien Selon
la volonté d’Alfred Nobel, le prix de la paix distingue : « La personnalité ou la communauté ayant le plus ou le mieux contribué
au rapprochement des peuples, à la suppression ou à la réduction des armées
permanentes, à la réunion et à la propagation des progrès pour la paix. » Aujourd’hui,
pour la première fois, ce prix est décerné Le peuple palestinien reçoit le prix Nobel de la paix pour avoir,
depuis plus de soixante-quinze ans, préservé la dignité, l’espoir et
l’humanité au milieu des ruines, des blocus et de l’exil. Malgré les destructions, les Palestiniens ont continué de bâtir
des écoles, d’enseigner la mémoire et la liberté. Malgré les pertes, ils ont continué d’élever des enfants qui
rêvent encore de justice. Sous les décombres, leurs mains continuent de soigner, de nourrir
et de prier. Ce prix n’efface pas leurs blessures. Il reconnaît leur courage
moral, celui d’un peuple qui n’a jamais cessé de croire que la paix reste
possible, même lorsque le monde détourne le regard. En honorant le peuple palestinien, le Comité Nobel rend hommage à
toutes celles et ceux qui, au-delà des frontières et des croyances, portent
la conviction que la justice est la condition première de la paix. Nous ne leur donnons pas la paix : nous reconnaissons qu’ils en
portent déjà la lumière. « L’occupation
peut durer, mais elle ne triomphe jamais. ©
Rime Wadi 2025 (*)
Pour découvrir la plume de Rime Wadi, voir, dans ce même numéro,
la présentation de son livre Palestine, entre douleur et espoir, et
des poèmes d’elle, à notre rubrique Vues de francophonie. Par ailleurs, la reproduction, ici, d’une peinture du grand Sliman
Mansour, qui nous a quittés le 24 août cette année, nous rappelle
l’excellence de l’art palestinien contemporain, porté par une Âme ancienne et
universelle, que cette image de la Mère évoque puissamment : voir, dans Francopolis,
les dossiers dédiés aux artistes palestiniens à notre rubrique Creaphonie (au
numéro d’hiver 2025 : Ahmed Muhanna et Wadeei Khaled, et au numéro d’automne 2025 : Ahmed Muhanna, Adib Khalil,
Jihad Alghoul, Nabil Anani, Rawad Anani, Wadeei Khaled), ainsi qu’autour
de l’œuvre de Mahmoud Darwich, avec notamment une œuvre de Sliman
Mansour (numéro de printemps 2024). |
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Rime Wadi Francopolis – Automne 2026 Recherche Dana Shishmanian |
Créé le 1 mars 2002