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Bonjour à tous, l’été de notre hémisphère s’est déroulé dans la chaleur, une vraie chaleur meurtrière en Europe, plus douce à l’est qu’à l’ouest cependant, mais voici que l’Amérique francophone se tourne maintenant vers l’automne et
Comme
une cassure, la nuit dernière (G. Millaire, calendrier, septembre)
Pour la fin de l’été, sept auteurs, quinze poèmes, des fidèles de notre site aux découvertes, mais ce mois-ci trois nouveaux auteurs nous font confiance et nous confient leurs oeuvres : Léa, notre auteur coup de cœur, Philippe Vallet, Micheline Bolland, Sarah Godfroid, Jacques Rolland, Bernard Olivier, Cathy Garcia. Merci à eux et à tous ceux qui patiemment nous envoient leurs textes en grand nombre et prennent le temps de nous attendre. * Léa nous vient de Pologne, et nous sommes vraiment heureux d’accueillir sur notre site francophone un auteur de si grand talent, pour trois de ses textes poétiques en forme de grande découverte :Témoignage, L'escalier rouge et Longue est la nuit. Une simple phrase vous dira tout, écoutez-la :
Mon
univers est tout petit "De la belle, de la grande
poésie qui me parle simplement et sans chercher "J'ai presque envie de me reculer
tant je "...un film noir, poignant
et ces quelques mots soudain , si simples qui Ces témoignages parfois presque insoutenables balancent sans cesse entre univers concentrationnaire et rêve incroyablement large, entre désespoir et espoir : J'ai
revu le soleil.. et ma terre rouge de Bessarabie Parlent aussi avec expérience de l'ignoble
tromperie de la solitude : Imprégnée
du blanc gris de cette foule livide,
Heureux de vous faire partager ces paroles, nous en sommes encore émus… * Philippe Vallet , fidèle auteur, ami accompagnant, nous présente ce mois-ci des comptes, cinq parmi eux, un ensemble de réflexions très intérieures, à sa manière:
Fragile
je suis l'incertain Son regard demeure toujours aussi personnel, comme s’il voulait, constamment, Se reprendre
devant la surface blanche et poser ses taches. "J'y sens un lyrisme, une
sensibilité, une "la sensualité de
quelqu'un amoureux de la terre de l'univers de très *
Jacques Rolland est aussi un fidèle, et ses trois textes fins et chargés de sens, Noctambule piéton, le savoir, mon enfant, nous emmènent dans ses univers souvent urbains et nocturnes, toujours sensibles Le savoir ou feindre de le savoir : sourd à ces battements que la vie égraine, s'arrêter sur le chemin et coller l'oreille à la terre. "C’est très prenant, concis", dit Karl Létourneau, et Jean pierre Clémençon trouve ce fil " bon, bien épuré. "
"Ecrit avec finesse, ni trop ni
trop peu. Et toujours cette élégance * Cathy Garcia nous présente deux de ses textes, Je bois et début de siècle, une poésie éminemment lyrique et conduite avec mouvement, largeur, enthousiasme : Je
bois à l'odeur circassienne des musiques de départ, "De belles métaphores c'est un auteur de révolte... toujours le même idéal, écrit avec passion ", dit Hélène Soris
Il
gît là
Sarah Godfroid est notre plus jeune auteure, une fierté en somme, elle a déjà publié sur Francopolis sous un autre pseudonyme, et elle continue d'écrire avec talent, avec fraîcheur, avec sa finesse et sa précision, avec l'acuité de son regard, lisez ses deux textes Voyage et Semence : "De
strophe en strophe, on y passe naturellement du passé au présent puis sa conclusion est toute de couleur Ces
pliures source de vie * Enfin, nos deux derniers auteurs : Micheline Bolland avec Cadeau," un poème au rythme qui court, de belles accumulations, quelques répétitions vraiment réussies" (Isabelle Servant) Le deuil de l'idée
sauvage, et Bernard Olivier, un tout nouvel auteur, à qui nous souhaitons la bienvenue, et qui entre dans notre librairie de poésie avec un texte très doux et plein de charme, Moi dans le noir.
Voilà donc la moisson de notre fin d'été, merci de nous lire, de la partager, et de prendre avec nous ce dernier bateau de septembre comme un voyage avant l'hiver :
J'avais mis une main devant ta voix j'étais dans ma main devant ta voix tu venais de partout de papier et d'écran me redire les choses qu'on sait à l'ombre jusque dans les écumes de l'ombre à l'aveugle jusque dans la fin des émissions n'importe comment
(le sable de septembre monte aux feuilles comme la tristesse pour racornir l'oeil le sable de septembre sourd)
Mathieu Boily, le Grand Respir
Isabelle Servant, pour le comité de lecture de Francopolis.
Vous voulez nous envoyer vos textes? Tous les renseignements dans la rubrique : "Comité de poésie"
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Créé le 1 mars 2002
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