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Liens & Événements Glanés
sur la toile quelques
ponts de signes |
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Événements / Sites & revues en ligne
Rencontre-lecture avec Salah Al Hamdani (20 juin)
Les Éditions Al Manar et Salah Al Hamdani ont le plaisir de
vous inviter à une soirée poétique de lectures et d’échanges à l’occasion de la
parution du recueil Feuille vive, poèmes de Salah Al Hamdani, peintures
de Ghassan Faidi (Éditions Al Manar, avril 2026). Un
livre placé sous le double signe de l’amour et de la résilience, où les mots
cherchent la lumière au cœur de l’épreuve (voir dans Francopolis, Annonces).
Samedi 20 juin 2026 à 18 h, à la Librairie du Monde Arabe,
15-17, rue de l’École Polytechnique, Paris 5e
Les mardis littéraires de Jean-Lou
(16 juin)
Dans la suite et les lieux du Printemps des poètes et du Marché de la poésie, au Café de la Mairie, Place St Sulpice (Paris 6e), rencontre avec 3 poètes et lectures de leurs recueils respectifs :
· Falloir de Carole Carcillo Mesrobian aux éditions du Corlevour (2025) – Tu espères que rien ne change/ mais l’averse rincera nos visages/ et fera disparaître lentement nos paroles/ Tu sais ceci et je le sais/ l’avalanche des jours que tu regardes/ comme un enfant espère/ attraper la lumière/ sans s’emparer des nuits. Auteure d’une quinzaine de recueils poétiques et de nombreux textes critiques, animatrice par ailleurs de l’émission « l’Ire de Dire » sur Radio Fréquence Paris Plurielle, Carole Carcillo Mesrobian est une passeuse poétique.
· Les portes d’Ishtar de Darius
Tavassoli chez Bérénice Éditions Nouvelles (2026) - Il
y a dans « Les portes d’Ishtar » un poète entier et une poésie
hors normes et sans frontières. À son image les poèmes de Darius
Tavassoli sont des caravansérails toujours prêts à partir à l’autre bout
du monde, dont il a mesure mais aussi la démesure, la
folie et la douleur pour s’y être confronté, toute sa vie durant, de sa
jeunesse foudroyée aux actions humanitaires de sa vie d’adulte – À
travers les barreaux, il a tendu le bras pour caresser la lune/ Une line
platine et inachevée !/ Pour un instant, un instant seulement, il a voulu la
caresser jusqu’à son achèvement/ comme jadis/ comme tous les autres mois depuis
l’éternité.
· Paysages fragmentés de Nicole Randon aux éditions Unicité (2025). La poète oscille entre cônes de soupirs et fond du temps. Comment dériver doucement dans ce recueil ? Tout corps m’onde et féconde sa cartographie. Nous sommes seuls au monde / Nous saignons / Cela commence ainsi / Enfance crédule … scande l’auteure jamais sevrée d’interrogations. Levée du récit où nous frôle le bruit invisible de l’horizon, comme l’écrit le poète Davide Napoli. Sur quelle lune étions-nous ? Traversons ces rythmes et éprouvons cette lente heure à l’œuvre du talisman… Essai sur page blanche, nous chuchote l’auteure car Tu n’as pas tout lu…
Entrée libre, consommation à prendre pendant les
séances de signatures.
Échos du Marché
de la poésie, juin 2026
Le second grand événement poétique de l’année – après le Printemps des Poètes – le 43e Marché de la poésie, Place St. Sulpice, à Paris, a réuni encore cette année, du 3 au 7 juin, des centaines d’éditeurs, auteurs, lecteurs, musiciens, acteurs, amateurs, curieux, et occasionné des lectures, des rencontres et des découvertes en tous genres. Les participants – avec l’Irlande comme invitée d’honneur –, le programme, le journal Marché des lettres, les événements en marge du marché, en France et ailleurs (Dublin, Bruxelles,…) sont toujours consultables sur le site de l’association.
Un écho du marché nous a particulièrement touché : la Chronique du Marché de la Poésie 2026 - Jour 6 du poète Pierre Kobel, sur son blog La pierre et le sel, ayant comme préambule un petit poème :
Un texte pour dire
la poésie,
voyager dans les mots, écrire les espaces,
dire cette « parole
urgente », cette parole lente, sa liberté dissidente.
Pour se laisser ravir et ravager.
La chronique finit par une belle citation du recueil Octobre de Carole Carcillo Mesrobian (PhiB éditions, 2020).
Ahmed Muhanna : Gaza, exposition itinérante (IMA, Paris, 27-31 mai)
Depuis l'année dernière, un conteneur un peu particulier se transporte à travers l'Europe : il présente l’exposition de peintures de l'artiste gazaoui Ahmed Muhanna, réalisées sur des emballages alimentaires du Programme alimentaire des Nations Unies (PAM). Prochaine halte à Paris, où le conteneur stationne pour quelques jours sur le parvis de l'Institut du Monde Arabe.
Ce sont plus de 60 peintures originales d'Ahmed Muhanna que le PAM, en partenariat avec l'Union européenne (UE), a choisi d'exposer en itinérance pour mener une campagne de visibilité, afin de sensibiliser le grand public à la grave crise humanitaire à Gaza, où 2,3 millions de personnes dépendent actuellement de l’aide humanitaire. L'édition 2025 a parcouru six pays européens, attiré quelque 17000 visiteurs et généré un fort engagement médiatique et en ligne. En 2026, après Marseille et Strasbourg, halte à Paris avant Barcelone, Milan et Rome.
Chaque œuvre est accompagnée de légendes multilingues proposant des réflexions poétiques sur les scènes représentées. Afin d’immerger davantage les visiteurs dans l’univers de l’artiste, une interview vidéo d’Ahmed Muhanna est diffusée tout au long de l’exposition, aux côtés d’un panneau explicatif présentant le partenariat UE–PAM à Gaza et au-delà. La programmation des sites de l’exposition : voir ici (actuellement l’expo est à Barcelone, les 16-19 juin elle reviendra en France, à Lyon, les 22-28 juin elle sera à Rome).
Mais donnons la parole à l’artiste :
« M. Shaun, directeur du
Programme alimentaire mondial, m'a rendu visite avant l'ouverture de
l'exposition Histoires d'espoir et de résilience à Marseille. Il est
venu m'écouter directement, à l'intérieur de Gaza, pour la vraie histoire
derrière ces peintures.
Je suis ici, toujours assiégé
et en guerre, mais mes peintures ont voyagé pour porter nos voix au monde.
Je lui ai dit que cette
exposition n'était pas que de l'art... C'est un témoignage vivant. Chaque
peinture porte un impact humain, la douleur d'une ville et une tentative
constante de garder espoir malgré tout.
Je lui ai demandé de livrer
mon message au vernissage de l'exposition à Marseille : Gaza n'est pas des
chiffres dans l'actualité, mais des humains qui aiment la vie, rêvent et
résistent par l'art, c’est ainsi qu’ils survivent. Malgré tout ce qu'on traverse,
on peint toujours...
Parce que dessiner pour nous est devenu un moyen de survie, et de préserver de l'absence notre mémoire humaine. » (Ahmed Muhanna, sur sa page Facebook)
Le Buffet
littéraire en mai
Fondé et animé par François Minod, ce véritable cénacle littéraire, qui fête ses 24 ans cette année, a organisé – hors cadre de ses rencontres thématiques mensuelles (dont on peut voir la programmation sur le site, par saisons annuelles) – une rencontre-lecture autour du volume Polyphonie pour la Palestine. 102 poètes (L’Harmattan, janvier 2026, dont on peut lire la présentation par François, à notre rubrique Lectures-chronique du numéro d’hiver) : le 19 mai, à la librairie L’Harmattan (21, rue des Écoles).
La rencontre régulière de mai a été dédiée au thème : Veille, et a réuni :
Les veilleuses (Nicole Goujon)
Veilleuses (Mireille Diaz-Florian)
Veille au grain (Danièle Corre)
À la pâleur de la veille (Dominique Zinenberg)
Le poème comme éclipse (texte d’Emily Dickinson lu par François Minod)
Ode à Schéhérazade (Martine Delrue)
Demain la veille (Jean-Claude Masson)
Tour de veille (Francis B. d’Azay)
L’état de veille (Catherine Seghers)
***
Revue d’Art et Littérature, Musique, dirigée par Patrick
Cintas, nous propose, à côté de ses foisonnantes
rubriques, une bibliothèque de livres numériques (ebooks). Parmi les dernières
parutions, deux recueils de poésie de Catherine Andrieu : La vie au
bord d’elle-même (avril) et Cette obstination de
lumière (juin).
Recours au poème – Numéro 237 – Mai-juin 2026
La riche et passionnante revue en ligne dirigée par Carole Carcillo Mesrobian élargit de plus en plus son éventail poétique à l’échelle mondiale. On découvre dans ce numéro Crisosto Apache (par Béatrice Machet, faisant suite à une série d’articles-portraits dédiés depuis plusieurs numéros à la poésie Nativ-American), Lana Manveli – une poète géorgienne entre deux langues, Quatorze poètes grecs d’aujourd’hui (présentations et traductions par Eleni Russo), trois poètes récemment publiés aux éditions Po&Psy, réunis sous le titre Bonnes feuilles PO&PSY : une grande classique de la poésie chinoise, LI Qingzhao (1084 – ca. 1155), une poète chinoise contemporaine, CHEN Hsiu Chen, et le poète allemand Werner LUTZ (par Daniele Faugeras), enfin, Raed Anis Al-Jishi, poète et universitaire d’origine saoudienne, présenté et traduits (avec des poèmes inédits) par Cécile Oumhani.
Le cahier central de poésie nous fait découvrir (ou redécouvrir…): Stéphane Page, Saleh Diab, Dominique Hecq, Wald (pseudonyme de Patrick Conty), Vincent Puymoyen, Anne Barbusse, Sacha Thomas, Ours Hardy.
À lire avec intérêt également quelques solides dossiers sur Pierre Dhainaut, sous forme d’entretien avec Isabelle Lévesque et Pierre Dhainaut (mené par Sabine Dewulf), sur Pascal Boulanger (par Jean-Yves Guigot), sur Jean Maison (par Gwen Garnier-Duguy), sur Claudine Bohi, sous forme d’entretien (mené par Carole Mesrobian). Ainsi que la présentation des lauréates du Prix Vénus Khoury-Ghata 2026 : Camille Loivier et Livane Pinet.
Le numéro foisonne de lectures-chroniques, dont nous remarquons en particulier celles de Gérard Bocholier dans sa « chronique du veilleur », sur Yves Namour, de Michael Bishop sur Françoise Clédat, de Jacqueline Persini sur Mathias Lair, de Patricia Cottron-Daubigne sur Claudine Bohi et Adrienne Arth (texte et photos), d’Isabelle Poncet-Rimaud sur Valérie Canat de Chizy, ou de Pierre Tanguy sur la jeune poète-soldate ukrainienne Yaryna Chornohuz – ainsi que la Revue des revues, sur Possibles, et Arpa.
Poésie pour
tous - « Poèmes
du mois », avril-mai-juin
Sur le foisonnant site poétique de Pedro Vianna, figurent, parmi les « poèmes du mois », renouvelés les 15 avril, 15 mai et 15 juin, des poèmes de Saghi Farahmandpour (du recueil Débris du destin, éditions du Cygnes, février 2026) et de Dana Shishmanian (de Ragnarök, L’Harmattan 2024).
Voilà la liste complète des poèmes mis en ligne le 15 mai :
01 La nuit en flammes passait de Pedro Vianna
02 Folie de Saghi Farahmandpour (version française de l'auteure)
02 bis
de
Saghi Farahmandpour (original en persan)
03 Il y a des jours de Marie-Line Benazet
04 Tentative n° 6 de Leila Carvalho (version française de P. Vianna)
04 bis Tentativa n° 6 de Leila Carvalho (original en portugais - Brésil)
05 Amour de Élisabteh Sanguinetti Hadouch
06 Mot jamais utilisé de Maurício Vieira (version française de P. Vianna)
06 bis Palavra jamais usada de Maurício Vieira (original en portugais - Brésil)
07 Rien de Aumane Placide
08 Le brouillard de Jean-Claude Bador
09 Où commence la maladie de Dana Shishmanian
10 Cœur pulsant du sang rouge feu de Maggy De Coster
Le blog de Cathy Garcia Canales
Une merveille à découvrir et déguster sans modération ! Au gré des jours, la poétesse et artiste, par ailleurs revuiste et animatrice d’association (Nouveaux délits – voir notre rubrique Annonces), nous offre, avec une rare générosité, ses découvertes de chaque instant : plantes et bestioles, légumes du jardin, poèmes, alternent selon l’inspiration du moment avec des lectures, des réflexions, des références au cinéma, au théâtre, à la musique, aux arts plastiques, des présentations d’artistes, le tout, assorti de superbes photos ou vidéos, dans un cadre graphique enchanteur. Il faut y aller pour voir et s’émerveiller à chaque titre, parfois plusieurs de la même date : ce véritable journal est l’éclosion permanente d’un esprit butineur et créatif à souhait, qui fait de tout objet d’art, parfois par la simple exposition, qui laisse toujours filtrer le ressenti de l’âme, et nous fait la grâce du partage.
Parmi les notes de lecture, assorties de larges extraits donnant à lire au lecteur les coups-de-cœur de la lectrice, je signale d’abord celle dédiée par Cathy à Saghi Farahmandpour, pour son recueil de début Débris du destin, peu de temps après la parution, et juste avant le début de l’offensive israélo-américaine contre l’Iran (le 28 février). Plus récemment, Cathy a dédié une longue note de lecture à Ara Alexandre Shishmanian, pour ses volumes La létale de la lune & Oniriques (le 6 juin 2026), avec une magnifique introduction qui dit tout sur ces livres :
Entre les voix multiples des
"je", autant de jeux de miroirs et labyrinthes, traversés de symboles
et archétypes, étincelles fugaces d'un feu d'une obscurité absolue et le
monologue de l'arêveur piégé dans le cauchemar
du cauchemar des solitudes métaphysiques, questionnant le néant, sondant
l'insondable, l'autopsie hallucinée de la souffrance et de la violence,
individuelle et collective et toutes les clefs que le lecteur persévérant ne possédera
pas très souvent, ce ne sont pas des livres qui entrent dans des définitions,
des livres que, moi lectrice, je peux lire, au sens habituel du terme. Aussi,
je m'y suis enfoncée, comme on s'enfoncerait dans une masse, un océan, une
montagne d'images qui me cernent, m'observent, me touchent ou me repoussent,
m'étouffent, toutes à la fois minérales, aqueuses, gazeuses, subliminales,
exerçant leur pression et dans cette obscurité dense où le sens est une
projection purement personnelle, c'est à dire que nous sommes seuls comme
l'écrivant est "personne", nous devons allumer notre propre lampe.
Alors au cours de cette étrange et souvent inquiétante déambulation sans
repère, des images s'illuminent, se font miroirs dans lesquels quelque chose de
soi se reflète et on prend, on prend comme on prendrait des pierres étranges ou
précieuses que l'on placerait dans un sac porté au flanc, surpris par leur
beauté, leur éclat, bouleversé par leur noirceur aussi car le noir est bien une
autre lumière.
L’Altérité
– une revue à découvrir
Nous découvrons avec intérêt cette entreprise d’édition numérique en ligne, basée à Nice, qui, dans un esprit d’ouverture multidisciplinaire, se destine (cf. le programme inscrit sur son site) :
·
À créer un site d'échange d'idées, une sorte
de club de réflexion à travers la publication de textes portant sur des
thématiques propres à mieux comprendre notre monde ; et de former ainsi un
espace sans frontières entre la littérature, la philosophie, l'économie et
toute autre discipline puisant son authenticité dans l'histoire de l'homme, à
laquelle des modèles quantitatifs et rationnels souhaiteraient substituer un
homme sans histoire. L'accès à cet espace de publication de chroniques est
gratuit pour tous les internautes désirant nous rejoindre.
·
À mettre à disposition une maison d'édition en ligne très impatiente de connaître et de faire partager une
production littéraire variée : manuscrits oubliés dans un tiroir, écrivains encore anonymes, talents
cachés, mémoire évoquée,
essais, romans épistolaires,
chroniques littéraires...
L’altérité nous propose, depuis 2016, une grande variété de sujets : des commentaires de textes philosophiques (par Bernard Nury, sous la rubrique Philo-logique), des poèmes (sous-rubrique thématique Poésies, avec un premier onglet et un second onglet auquel renvoie le premier) ainsi que des Ouvrages (en tous genres, dont des nouvelles et des romans, rubrique qui nous permet de découvrir, en tant qu’auteur, le directeur de l’Altérité, Hervé Rostagnat), des Chroniques littéraires (y compris en histoire littéraire), des Essais (économie, philosophie, société – nous retrouvons ainsi Hervé Rostagnat comme signataire de plusieurs textes dont, en co-auteur, d’un essai de 2017 sur La figure divine leibnizienne face à l’entrepreneur micro économique), de très nombreux Articles, ou enfin, une Revue épistolaire.
Un onglet générique Nos publications nous permet de prendre connaissance, chronologiquement (à commencer bien entendu par les plus récentes), de toutes les parutions numériques, quelle que soit la thématique. C’est ainsi que nous découvrons, parmi les plus récentes, des poèmes d’Hervé Rostagnat et de Charles Garatynski, ainsi que, de ce dernier, un passionnant échange-entretien (daté du 21 avril 2026) où le jeune écrivain, poète, critique et essayiste d’origine polonaise dévoile un peu son identité d’ « homme sans histoire ». Comme il a eu la courtoisie de nous le signaler (nous rappelons que Charles Garatynski a été accueilli à la rubrique Terra incognita de notre numéro de printemps 2026), nous nous faisons un plaisir de citer quelques extraits de cette confession révélatrice par ses manques :
[en
parlant de sa mère] Sa famille a traversé beaucoup de pays, beaucoup de
conflits. Le vingtième siècle dans ce qu'il a de plus ingrat. Mais ils ne
disaient rien. Ils ne disent rien. Je ne sais rien. Ce silence est une forme de
transmission. On hérite du mutisme comme on hérite d'un prénom. Et cette
absence m'attire : quand on ne sait rien, mais que quelque chose existe
quelque part, cela ne peut que vous correspondre — puisque cela ne repose sur
rien. Une identité sans fondation. (…)
L'identité
n'est pas ce qu'on reçoit, ni ce qu'on refuse. C'est la forme exacte de ce
qu'on n'a pas eu. On ne se construit pas avec de la matière — on prend la forme
du manque. Personne d'autre n'a eu exactement mes absences.
C'est
pour ça que le silence de la famille polonaise me correspond mieux qu'une
histoire racontée n'aurait pu le faire. Une histoire m'aurait donné une
identité parmi d'autres. Le silence m’a donné une identité qui ne peut
appartenir qu'à moi.
D’où le refus du recours à un « repli identitaire », que ce soit au niveau individuel ou collectif :
Le
repli identitaire, c'est remplacer l'existence par une étiquette. Confortable,
rassurant. Et la mort de la pensée — non pas parce que l’identité est un
mensonge, mais parce qu'elle est une réponse trop courte à une question trop
longue.
Le
repli identitaire, c'est la peur du monde en négatif. Les gens préfèrent
s'inventer un héritage plutôt que d'habiter leur manque. Je les comprends. Le
manque est froid. Mais c'est le seul endroit où on ne peut pas mentir sur soi.
On
ne peut pas être plus menteur que quand on commence une phrase par « je
suis ».
Et cela donne une raison particulière à l’écriture, toute différente de celle de bien des zélés manipulateurs de la plume :
Ce
que je désire je plus, c'est de gêner. Pas d'éduquer ni de convaincre — gêner.
Produire quelque chose qui résiste dans le corps du lecteur.
La
première fois que j’ai lu Trans-Atlantique [de Witold
Gombrowicz], j’ai vomi. J’ai adoré ce moment. Pas parce que c’était
pénible – parce que c’était vrai. Une vérité physique et involontaire qui
arrive avant qu’on ait eu le temps de décider si l’on accepte.
Écrire
est un geste profondément impudique. On se met à nu sans en avoir l'air,
parfois sans s'en rendre compte. Si j'ai quelque chose à transmettre, c'est
peut-être ceci : un éloge de la défaite. Le désespoir montré tel qu'il est
— laid, non résolu, sans promesse de rédemption — et trouver là quelque chose
qui ressemble, malgré tout, à de la dignité.
Merci, jeune auteur, de nous livrer ces vérités essentielles pour certains, occultées ou ignorées pour d’autres…
Et chapeau à l’Altérité !
(D.S.)
Événements / Sites &
revues en ligne
Festival de
la parole poétique Sémaphore (mars
2026)
(cliquer sur le titre pour visualiser la présentation de l’événement, par Catherine Bruneau)
Remise du prix de poésie Nicole Drano-Stamberg de la Ville de Frontignan (11 avril 2026)
(cliquer sur le titre pour visualiser la présentation de l’événement, par Éric Chassefière)
« Encres Vives, une anthologie » (Gazette Café, Montpellier, 16 mai 2026)
(cliquer sur le titre pour visualiser la présentation de l’événement, par Éric Chassefière)
Lecture mondiale pour Narges Mohammadi et les prisonniers politiques en Iran et à la mémoire des personnes tuées en Iran
bebelplatz.org et le P.E.N. Club français – Cercle littéraire international (présidente : Carole Carcillo Mesrobian) organisent pour le 20 mars une lecture internationale en soutien à Narges Mohammadi, aux prisonniers politiques en Iran, et en mémoire des personnes tuées en Iran.
L’événement aura lieu le 20 mars, de 15 h à 22 h (heure de Paris). Chaque participant disposera de 5 minutes maximum pour une courte présentation, suivie de la lecture d’un texte personnel ou d’un texte d’un auteur de son choix.
Appel à participation : Si vous souhaitez participer, merci de vous inscrire pour un créneau de 5 minutes entre 15 h et 22 h (heure de Paris). Merci d’être présent pendant toute l’heure dans laquelle votre passage est prévu. Après votre inscription, nous vous confirmerons votre participation et votre créneau horaire, et nous vous enverrons les codes Zoom pour le jour J.
Attention : les inscriptions sont ouvertes jusqu’au lundi 16 mars au soir. Merci de répondre uniquement à cette adresse : worldwidereading.iran@gmail.com
Événements
dans le cadre du Printemps des poètes :
Les rencontres-lectures organisées à Nice par Marilyne
Bertoncini, sur le thème La Liberté. Force vive déployée, thème
du Printemps des poètes 2026 (voir sur le site Embarquement
poétique : onglet Événements, les 8,
10 et 20 mars 2026).
Pierre Mainard éditeur au Marché de la Poésie de Bordeaux, 21-22 mars 2026 : sous la Halle des Chartrons, avec ses dernières parutions dont le recueil de haïku Pierres folles de Laurent Albarracin (qui sera aussi présent en tant qu'exposant avec les éditions Le Cadran ligné). Dans nos bagages également, la revue Des PAYS HABITABLES et son numéro 13, qui vient de paraître à la Librairie La Brèche. Samedi 21 mars à 20 h 30 – Halle des Chartrons : Lecture jouée du poème Gilgameš d’Anne-Marie Beeckman par les comédiennes Camille Petit et Vanille Romanetti (cliquez ici pour réserver).
Récital « Liberté, quand les poètes veillent sur le monde » à l’IMA
Dimanche 22 mars, 15h–17h, à la bibliothèque de l’Institut du Monde Arabe, en collaboration avec les Éditions L’Harmattan : dialogue poésie et musique autour d’un thème qui traverse les siècles, la liberté, à la fois exigence intime et responsabilité collective.
Plusieurs voix poétiques s’y succéderont : Nicole Barrière, Amal Berrada, Michel Cassir, Tristan Cassir, Asya Djoulait, Anna Lebedeva, Hanen Marouani, Éric Sivry. Les textes seront lus en français et en arabe, dessinant un espace de circulation entre les langues, les sensibilités et les imaginaires. Les poèmes écrits en arabe seront accompagnés de leur traduction française, portée par la comédienne Farida Ouchani. Le musicien Wassim Ben Chaoucha ponctuera les lectures d’interludes musicaux, conçus comme des respirations sonores, ouvrant des espaces d’écoute et de résonance.
Présentée et coordonnée par Fatima Guémiah, cette soirée se veut un moment de partage et de vigilance poétique, où les mots, la musique et les langues se rencontrent pour rappeler que, dans le tumulte du monde, la poésie demeure l’une des formes les plus sensibles de la liberté.
IMA : 1 Rue des Fossés Saint-Bernard, 75005 Paris (www.imarabe.org)
Le colloque "Engagement en Poésie. Un parcours à travers l'œuvre de Claude Ber" : organisé par Béatrice Bonhomme à l’Université Côte d’Azur à Nice (dans le cadre du Printemps des Poètes à la BU Carlone), il réunira, les 23 et 24 mars de 9h à 18h30, 16 universitaires et critiques venus de France et de l’étranger. Une lecture de ses œuvres par le duo qu’elle forme avec la comédienne Frédérique Wolf-Michaux aura lieu au Bistrot poète à Nice, le 23 mars de 19h à 20h. Voir le programme sir le site de l’autrice.
Récital des auteurs des trois Anthologies de
l’émerveillement (dirigées par Marguerite Chamon et Jean-Pierre Béchu)
Le 28 mars (14h-20h), à L’auditorium de la Médiathèque de Melun (L’Astrolabe, 25, rue du Château) : déclamations et intermèdes musicaux, suivis d’échanges avec le public (entrée libre, sur réservation : marguerite.chamon@sfr.fr ; jean.pierre.bechu0272@gmail.com).
Les 3 Anthologies peuvent être commandées aux éditions du Net : tom 1 (2021), tome 2 (2023), tome 3 (2025).
Lectures le 28 mars, 18h, à l’Espace Gazier, avec les
poètes suivants : Arwa Ben Dhia, Amar Benhamouche, Amina Benzari,
Barbara Bordes, Elisabeth Boutsili, Fatima Chbibane Bennaçar, Zoubiba Daoudi, Maggy De Coster, Amina Diaj, Hasan Erkek,
François Fournet, Fatima Ghouli, Waadallh, Nina
Zivancevic, avec accompagnement musical (110, rue Jean Bleuzen, 92170
Vanves). Cet
événement, soutenu par la Mairie de Vanves, est organisé par la poétesse Fatima Chbibane Bennaçar, présidente de
l'association Rives méditerranéennes.
Lectures-musique :
Martine Gabrielle-Konorski - Amazones, cavalières de l’exil
Le 29 mars, à 14h, au Théâtre du Nord-Ouest (13, rue du Faubourg Montmartre, Paris 9e) : La parole libre de femmes incandescentes… De Sappho à Janis Joplin. À partir du dernier livre de Martine, un voyage à travers les textes de femmes poètes du monde, de l’antiquité au 21ème siècle : la parole libre de femmes incandescentes… de Sappho à Janis Joplin.
Dialogue
harmonique poésie et musique. Poèmes lus par Martine Gabrielle-Konorski et
Coralie Pradet, accompagnées par Frédéric Ligier (percussion) et Juliette
Riandey (alto). Réservations : billetreduc.com.
La cérémonie de clôture du Printemps des Poètes 2026 au Panthéon à
Paris (31 mars)
Descente poétique internationale au Panthéon, événement organisé par le Printemps des Poètes en partenariat avec le Centre des monuments nationaux, l’Institut Goethe, l’Institut Liszt et l’Académie Mallarmé : Place du Panthéon – 75005 Paris, 31 mars – 19h30.
Lecture extraordinaire en immersion binaurale qui ouvre l’horizon sur la poésie d’aujourd’hui telle qu’elle s’écrit à l’international ! Avec la participation de trois auteurs incontournables de la scène poétique contemporaine – Mariano Rolando Andrade (Argentine), Yevgeniy Breyger (Ukraine / Allemagne) et Imre Oravecz (Hongrie) – ainsi que du comédien Gabriel Dufay qui lira leurs poèmes en français.
Et, pour clore la soirée, une lecture hors normes pour la liberté avec Salah Al Hamdani, François Bétremieux, Séverine Daucourt, Denise Desautels, Nassuf Djailani (sous réserve), Gabriel Dufay, Paloma Hermina Hidalgo, Dorian Masson, Daniel Maximin, Maud Thiria, Noah Truong et Patrick Verschueren.
Entrée libre / Réservation indispensable à l’adresse : reservation@printempsdespoetes.com
Lundi
des poètes à la Société des Poètes Français
Suivre
l’actualité des Lundis des poètes – lectures-rencontres animées par Nicole
Randon (le 4eme lundi du mois, au 16, rue Monsieur le Prince,
Paris 6e),
sur le site de
la SPF, où l’on
peut découvrir aussi les publications, les concours et prix de poésie, ou enfin les expositions
d’art organisées par Michel Bénard, le vice-président de la
société.
Ainsi la toute prochaine lecture-rencontre aura lieu lundi 23 mars autour du recueil bilingue (français-chinois) L'oiseau et son cosmos déraciné de la poétesse Jin Siyan.
Exposition
de Mireille Podchlebnik au Café des
Psaumes
(mars et avril 2026)
Au 16 ter rue des Rosiers, Paris 4e, en collaboration avec 2 artistes peintres, Eve et Frédéric Bernardini. « J'aurai pour la deuxième fois le plaisir d'exposer mes arbres de métal dont je perfectionne la fabrication ainsi que quelques poèmes qui illustreront les peintures. Je lirai quelques poèmes lors du vernissage. » (voir la présentation et la belle affiche de cette exposition sur le site de Mireille).
Émission radio : Virginie Megglé / Mireille Diaz‐Florian (5 mars 2026)
Invitées : Virginie Megglé pour Entre mère et fille (Eyrolles) et Mireille Diaz‐Florian pour Des femmes. Toutes. (Du Palio)
Les événements
poétiques avec Victor Saudan en 2026
Le
programme des activités proposées pour l’année 2026 par le linguiste et poète
suisse Victor Saudan, au carrefour de trois langues (française, allemand et
alémanique ; cliquer sur le titre pour visualiser le
document).
***
Recours au poème – Numéro 236 — Mars-avril 2026
« Le numéro 236 de Recours au Poème est en ligne, avec un dossier dédié au Printemps des Poètes, servi par nos rubriques habituelles. Toute l’équipe vous remercie pour votre présence, et ce qu’elle manifeste : une force qui, malgré les temps sombres, persiste à faire vivre le poème — cette parole forte et indocile dont la nécessité demeure irréductible. En continuant à l’écrire, le lire, le partager, nous attestons qu’aucune violence au monde ne peut entièrement réduire ce qui, en nous, résiste et cherche encore la justesse, la beauté et la liberté. » Carole Carcillo Mesrobian (sur sa page Facebook).
L’ouverture au monde et à ses problématiques actuelles, préoccupantes sinon tragiques, que montre de plus en plus la revue dirigée par Carole Carcillo-Mesrobian se confirme, dans ce numéro, avec l’article de fond d’Ara Alexandre Shishmanian : Réflexions sur le totalitarisme, dont il convient de citer au moins ce passage révélateur pour les démarches totalitaires, qu’elles soient développées par les pouvoirs des États ou par des groupes en phase de conquête du pouvoir :
« Terroriser par le crime, même sans aucune utilité politique, voilà le besoin profond (…) Car nous nous trouvons face à une téléologie de l’inconscient – sans équivalent sur le plan de la conscience – de ces psychopathes au pouvoir, ou en quête de pouvoir quand ils se placent en "opposition". Leur arme principale n’est d’ailleurs pas le crime en tant que tel, mais le sentiment effrayant qu’il engendre dans les populations soumises à ses effets, à savoir, la stupeur, l’incapacité, l’impossibilité de comprendre, l’horreur devant l’irrationnalité et l’absurde du crime, qui heurte et nie votre humanité pensante. C’est de cela que se nourrissent avec délices les damnés du totalitarisme, c’est à cela qu’ils souhaiteraient réduire, eux, les démons d’un enfer laïc, l’humanité tout entière : à ce continuum d’horreur et de terreur. »
Loin d’y voir une fatalité, l’auteur leur oppose « la mission tribunicienne du Poète », en tant que pneumatophore et combattant pour la conscience éveillée et libre, dont la seule arme, invincible, est le Verbe.
Dans les lectures, chroniques et articles monographiques nous signalons ceux dédiés à Lefteris Tsonis, voix contemporaine de la poésie grecque (par Jérôme Bruno Leclercq), Pierre Maubé (par Gérard Bocholier), Vintilă Horia (avec son roman Un tombeau au ciel, analysé par Sonia Elvireanu comme une ekphrasis à partir de L’Enterrement du comte d’Orgaz de El Greco), Denis Lavant (par Carole Mesrobian), Michel Finck (par Jean-Marc Sourdillon), Gérard Bocholier (par Christophe Mahy), Gwen Garnier-Duguy (par Patrick de Chermont), Jacques Lacarrière – œuvres poétiques complètes (par Marie-Christine Masset), Amedeo Anelli (par Philippe Leuckx). Le cahier central de poésie nous fait découvrir 8 auteurs.
La revue Traversées
– en ligne
Publication imprimée, à parution trimestrielle, d’une tenue graphique exceptionnelle (par la qualité du papier, des illustrations, de la mise en page), la revue belge Traversées créée en 1993 et dirigée par Patrice Breno – dont le n° 112 dédié au théâtre est sorti en janvier 2026 – entretient aussi un site très riche, qui équivaut pratiquement à une version en ligne, complémentaire, car il n’y a pas de doublons entre les deux supports. Ainsi peut-on lire sur le site Les lectures de Février 2026 de Patrick Joquel (11 mars), ou la chronique dédiée par Marie-Hélène Prouteau au volume Submersion, recueil collectif réalisé par Maria Maïlat, Paris : Les Editions Transignum, 2025 (10 mars).
Embarquement poétique et Damnatio memoriae
Le site créé par Marilyne Bertincini (voir aussi son blog) inclue depuis plusieurs années des projets poétiques innovants et stimulants (onglet Ateliers) qui « embarquent » des plumes diverses, francophones ou d’autres langues, et débouchent sur des anthologies remarquées telles que Éphémérides (2022), Mots de paiX et d’Espérance (2023), Du corps du poète au corps poétique (2024), Runes& ruines (2025).
Sur ce site, la rubrique Les mots de la semaine nous propose des chroniques et articles d’actualité (par ex. celui dédiée à Renee Nicole Good, la poète assassinée). La page d’entrée du site de Marilyne Bertoncini nous offre les actualités des parutions, dont la réédition de son livre, devenu introuvable, Damnatio memoriae : « (condamnation à l’oubli) : c’est le nom donné par les historiens du 17ème siècle aux condamnations post-mortem de l’antiquité romaine qui consistaient à effacer toute trace écrite ou visuelle du personnage politique qu’elle frappait, pour en anéantir le souvenir. Ce texte – portant pour sous-titre "la damnation de l’effacement", était publié en édition originale limitée au Petit Véhicule, préfacé par Laurent Grison accompagné de la reproduction des photos d’une recherche, intitulée Amalgames, de Florence Daudé – avec qui j’avais déjà réalisé un autre livre de poèmes et photos, Aub’ombre. Il m’a semblé important de rendre de nouveau accessible ce texte, qui touche une population de plus en plus grande, qui par son vieillissement souffre des pertes de mémoire dues à l’âge ou la maladie, mais aussi aux peuples auxquels les « fake news », les omissions, les torsions des faits et autres manipulations accélèrent la perte de leur mémoire collective. Je remercie David Giannoni – créateur de maelstrÖm, une maison d’édition belge au souffle résolument expérimental – de l’avoir accueilli dans la collection des booklegs, née début 2005 fruit de la collaboration avec Antonio Bertoli. »
Sur
ce même site, sous l’onglet Événements,
Marilyne nous fait part de ses rencontres-lectures sur le thème La
Liberté. Force vive déployée, dans le cadre du Printemps des poètes
2026 (les 8,
10 et 20 mars 2026).
Revue d’Art et Littérature, Musique, le très riche et diversifié magazine de Patrick Cintas (dont l’œuvre poétique es publiée en ligne dans ce « cadre de vie » numérique – à voir aussi son site personnel) est un hebdomadaire à découvrir et fréquenter sans modération ! Suivre en particulier les chroniques de Catherine Andrieu ou de Jean-Paul Gavard-Perret.
La
jeune revue de poésie en ligne : Hespérie
Cette revue que nous avons présentée aux annonces du numéro d’hiver 2025, créée par le poète Jean-Marc Feldman (découvert dans ce même numéro, à la rubrique Terra incognita), nous propose son numéro 5 disponible ici : https://hesperie.blogspot.com/ (en téléchargement, version .pdf).
« Voici un nouvel opus riche de 18 voix tissées, un parcours entre les êtres humains, discrets et obstinés. Un parcours où l'image permet la respiration et le recul. Bref Hespérie poursuit sa route et c'est une belle route » - nous dit le poète fondateur.
Parmi les auteurs de ce numéro nous retrouvons nos amis poètes : Catherine Andrieu, Gérard Leyzieux, Camille Dautremer, Sacha Zamka, et Jean-Marc Feldman lui-même.
La revue Poétisthme : un néo-modernisme à découvrir !
Extraits du site de la revue :
« Depuis 2018 POÉTISTHME est une revue d'expérimentations poétiques.
Chaque numéro tente d'établir, par une alchimie de la Poésie et de la Relation, un langage-isthme nommé “poétisthme”.
POÉTISTHME n'a aucun objectif, sa périodicité est “chaotique”, sa forme mouvante et son contenu Ouvert.
POÉTISTHME ne refuse rien ni personne, c'est un champ libre et horizontal où germe l'expression de(s) monde(s) singulier(s) aux destinations convergentes.
POÉTISTHME tient son sens et son existence de l’Exploration du réel et de la Relation entre nos devenirs.
POÉTISTHME est une proposition poétique à l’épreuve du chaotique : elle n’a pas de manifeste – elle se manifeste. Elle tente d’établir un langage-isthme pour convaincre sans contraindre qu’il y a d’autres évidences, d’autres possibles que ceux usinés par les pouvoirs, pensées hégémoniques et langues policées. C’est un creuset où chacun est invité à calciner ses préjugés sans préjudice pour découvrir autre chose.
Le poétisthme est un isthme où peuvent se (re)joindre nos demains. C’est un langage dont la signification est en suspension pour constituer un horizon ouvert à toutes les voix, à tous les vivants. Le travail du langage engagé à chaque numéro ne connaît pas de point final : il s’accorde avec la mouvance de l’expérience vécue.
Cette revue tente donc d’être un hermès au carrefour des langues ; un point de repère qui les accueille en vue d’en faire la synthèse et ainsi créer un langage venu de chacun et donné à tous pour formuler notre commune présence. »
Le Lieu Improbable a 10 ans !
Le site poétique d’Alena Meas (écrivaine et peintre, bien connue à nos lecteurs depuis de nombreuses années, en particulier à la rubrique Creaphonie) nous offre des articles, publications en ligne, et l’actualité des rencontres-lectures et expositions qui ont lieu pour la plupart à l’atelier d’Alena, au « ventre de la baleine » (Paris 19e).
Pour évoquer la démarche d’Alena suivie par ses amies et amis poètes, peintres, musiciens, qui gravitent dans et autour de ce « lieu improbable » qu’elle a créé et qu’elle fait vivre depuis une dizaine d’années (le premier article sur le site date justement de mars 2016), je la cite : « Si on devait comparer le Lieu improbable à une forme géométrique, ça serait sans doute le cercle qui exprimerait au plus juste son essence. Tout poète y gravite autour d’un centre, tous plus ou moins à la même distance, autour d’un centre vide, destiné à la parole dite. Le cercle se meut, c’est un cercle vivant, pensant, qui perçoit et ressent avec une grande ouverture et générosité. Soudain, par un coup d’hasard, l’un d’eux se trouve propulsé dans ce centre – juste pour un instant, le temps dont il a besoin pour dire, puis, discrètement, il s’efface derrière des voix qui suivent, qui prennent d’une manière aussi fugitive la place au cœur du cercle. »
(Dana Shishmanian)
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le 1er mars 2002 |