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DÉCEMBRE 2020 - JANVIER-FÉVRIER 2021

 

Prix

Colette Nys-Mazure nous fait pat du communiqué lui annonçant l’attribution du Prix Yves Cosson de Poésie (6 février 2021) :

« Au nom du jury du Prix poésie de l’Académie littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire, j’ai la grande joie de vous annoncer que nous vous décernons, à l’unanimité, le Prix Yves Cosson de poésie 2021. 

Depuis 2003, date de création du Prix Yves Cosson de Poésie, voici quelques noms de lauréats . Ils se nomment Roland Halbert, Norbert Lelubre, Gilles Baudry, Serge Wellens, Jean-François Dubois, Gérard Legouic, Yves Leclair, Yvon Le Men (dernier lauréat du prix Goncourt de Poésie), Christian Bulting, Pierre Tanguy, Georges Drano, Jean-Pierre Boulic, Jean-Claude-Albert Coiffard et Arlette Chaumorcel, Bruno Doucey, Cécile Guivarch, Luce Guilbaud, Jean Lavoué et Paol Keineg.

Nous saluons une oeuvre poétique confirmée, attentive au vivant, qui a contribué au rayonnement de la francophonie, tout en honorant ses liens avec nos régions.

Le Prix sera remis le 20 mai prochain au Conseil départemental à Nantes. »

*

L’association LES AMIS DE LOUIS GUILLAUME annonce qu’au cours de sa réunion du 1er février 2021, le jury a décerné le Prix du Poème en Prose Louis Guillaume à : Frédéric TISON pour La Table d’attente (Éditions Librairie-Galerie Racine, 2019), et par 5 voix contre 4 à Fabienne SWIATLY pour Elles sont au service (Éditions Bruno Doucey).

***

Recueils

Dominique Zinenberg, Sans nom le ciel (éditions Unicité, février 2021, 102 p., 13 €)

Un livre de poèmes accompagnés de peintures acryliques et collages de Pierre Zinenberg, dédié aux « frères migrants », avec une belle citation en guise de présentation : « Frères migrants, qui le monde vivez, qui le vivez, qui le vivez bien avant nous, frère de nulle part, ô frères déchus, déshabillés, retenus et détenus partout, les poètes déclarent en votre nom que le vouloir humain contre les forces brutes se nourrira des infimes impulsions. Que l’effort est en chacun dans l’ordinaire du quotidien. Que le combat de chacun est le combat de tous. Que le bonheur de tous clignote dans l’effort et la grâce de chacun, jusqu’à nous dessiner un monde où ce qui verse et se déverse par-dessus les frontières se transforme là même, de part et d’autre des murs et de toutes les barrières, en cent fois cent fois cent millions de lucioles ! - une seule pour maintenir l’espoir à portée de tous, les autres pour garantir l’ampleur de cette beauté contre les forces contraires. » (Patrick Chamoiseau, Frères migrants, Seuil 2017).

 

Anne-Emmanuelle Fournier, La part d’errance (éditions Unicité, février 2021, 78 p., 13 €)

Dès les premiers mots, dès les premiers vers, Anne-Emmanuelle Fournier frappe au cœur et place le lecteur comme tout homme face à sa condition d'être pour la mort. La lucidité et la grâce sont ses encres mêlées. Un frisson parcourt notre épine dorsale tendue entre ciel et terre et l'on sait alors que l'auteure ne se déplace pas dans le champ de l'écriture pour ne rien dire, encore moins pour séduire. Nul ne peut se dérober à la finitude. Mais pour le poète éclairé, comme ici l'auteure, le lien et le lieu existent par-delà la mort, plus loin que soi et l'autre, homme ou animal, en résonance avec l'univers. L'écriture en conscience s'apparente à une quête d'absolu, de vérité voire de chemin initiatique. 

 

Étienne Orsini, Débusquer les soleils (Le Nouvel Athanor, février 2021, 95 p., 16 €)

Combien de larmes / Se fracassent / Avant de toucher terre / Ou le cœur d'un autre…

Étienne Orsini, depuis la parution de son premier recueil de poèmes à l'âge de 36 ans, poursuit un cheminement poétique oscillant entre flânerie et exploration. Photographe quand il écrit, poète quand il photographie, il a mis en résonance poésie et images dans plusieurs de ses livres. Depuis 2014, il est en charge de la programmation de L'Espace Andrée Chedid à Issy-les-Moulineaux. Il a créé dans ce cadre en 2017 un Salon du livre de haïku et anime régulièrement des ateliers d'écriture.

 

Mattia Scarpulla, Sophie-Anne Landry, …, Épidermes (éditions Tête première, février 2021, 290 p., 17,99 €)

Quatorze textes, quatorze écrivain.e.s qui explorent, par leur voix poétique ou narrée, différentes formes de manipulations du corps. Que les mutations soient contraintes, quotidiennes ou accidentelles, localisées ou absolues, tendres ou violentes, elles n'épargnent personne. Du réalisme à l'onirique, de l'intime au fictif, Épidermes met en scène des existences traversées de rencontres, de luttes et de transformations. Une constante demeure : le besoin criant de se sentir vivant.e.

 

Christophe Forgeot, Pleine ruine (éditions Unicité, janvier 2021, 134 p., 14 €)

… Ces ruines, il faut les lire comme notre conditionnement dans la diversité. Il y a toutes sortes de ruines comme autant de personnes en proie à la nature de leur psychisme.
Mais, ici, c’est le style qui importe. L’auteur s’éloigne de tout lyrisme pour revenir par la poésie à ce qui reste d’essentiel. On pourrait y déceler l’essence d’une poésie matérialiste au sens philosophique du terme. En ce sens, ce recueil sort des sentiers battus et nous invite à nous interroger sur ce que nous pensons être ou croyons être. Ces ruines résonnent en nous par la force des mots à froid et nous confèrent finalement la liberté de les interpréter.

 

Sabine Péglion, Dans le vent de l’archipel (éditions l’Ail des ours, janvier 2021, 64 p., 6 €)

« Une belle présentation pour des poèmes tout en rythme et délicatesse et cette attention à l'autre et au monde qui ne se dément jamais chez l'auteure.

"Ce ne sont plus les voiles blanches/ que l'on guette/ce sont les radeaux d'infortune/ de ceux que l'on rejette", et encore : "Convertir le silence/ les écueils/les défaites/ en un espace lumineux// Hisser la grande voile/et s'en aller avec eux".

J'aimerais citer bien des poèmes, mais le mieux encore est que vous alliez à la rencontre de ce livre, comme l'auteure et son éditeur vont à nous, avec une belle simplicité, merci à eux. »

(extrait du commentaire de Dominique Sierra sur Facebook, 30 janvier 2020).

 

Pascal Boulanger, L’intime dense (éditions du Cygne, janvier 2021, 50 p., 10 €)

Les poèmes de ce recueil, qui sont aussi une lecture et un hommage à Hölderlin, offrent une trouée au sein de la nuit du monde, ils révèlent le surgissement épiphanique d’un hors-temps où la beauté et l’amour des choses ne sont jamais plus présents que lorsqu’ils semblent s’éloigner. Et s’ils demeurent dans la rétention du secret, c’est pour mieux abriter la préexistence et l’évidence d’un jaillissement.

 

Thor STEFANSSON, Panorama de la poésie islandaise. 36 auteurs contemporains. Traduction : Thor STEFANSSON et Nicole Barrière (éditions du Cygne, collection Poésie du monde, janvier 2021, 162 p., 16 €)

Sur cette île de contrastes, d’eau, de glace, de lave et de feu, les éléments s’entrechoquent, occupent l’espace, les poètes d’Islande nous éclairent sur la nature véhémente mais aussi sur leurs vies qui s’y ancrent, migrent et reviennent.

Chants de la nature, questions existentielles, cette nouvelle anthologie des poètes islandais contemporains est une traversée et un voyage qui nous éprouvent, et nous instruisent des origines de la poésie mythique, épique ou sacrée dans un langage très contemporain.

 

Anny Pelouze, L’éclat du temps (éditions Unicité, décembre 2020, 114 p., 15 €)

« (…) Les dessins d’Anny Pelouze accompagnent ses poèmes. En nuances de noirs et de gris, ils semblent appeler à une légèreté du temps qui passe. Si certains paraissent complexes dans la forme, ce n’est qu’une façade car ils vont droit au cœur tant par leur simplicité parfois que par leur complexité justement qui nous laissent libres de les interpréter par ce qui vit en nous. »

En surface : alternance

plus au profond : une division mal vécue

blessure fine d’où sourd un chagrin qui

s’assoupit et se réveille

et au centre, lorsque j’y parviens,

une confiance paisible et forte

en la suite du chemin

 

***

 

Revues

Poésie/première, numéro 77.

CONNIVENCES - Dossier : Édouard Dujardin. Gaspard Hons, Marina Tsvetaïeva, Perrine le Querrec, Albane Gellé, Vénus Khoury-Ghata, Lionel Ray, Juliette Mouquet, Jean Follain.

 

Découvrir : Les poètes, sur Radiooccitania.

Éditorial de Christian Saint-Paul (27 janvier 2021) :

« Les pouvoirs du poème opèrent, sollicités sans relâche en cette obscure période.

Sans eux, je pourrais être enseveli dans le vide sans fond de l’absence de celle et de ceux qui ont arrêté leur course, ruinés par la maladie ou/et le virus chinois.

(…) Le poème se lit et s’écoute. Dans l’écoute du poème, la voix est primordiale.

Jean-Pierre Siméon le souligne dans La conquête dans l’obscur de Charles Juliet et de Jean-Pierre Siméon (éd. Jean-Michel Place, 2003) : "La voix est un témoin véridique de l’être du dedans, une manière de quintessence de la substance interne. La voix trahit - traduit - plus que le sentiment, elle renseigne sur le grain de l’âme, si l’on veut bien nommer ainsi, par commodité, la texture de l’être intérieur." En prêtant ma voix au poème d’autrui, j’en oriente le sens, ne pouvant refouler ma propre sensibilité. »

 

Découvrir : La Revue des Archers. sous le signe de l'effervescence ...

« …Ce numéro est riche en effractions de toute sorte, en textes qui, à même la sidération vécue en 2020, étirent de vrais regards sur notre monde contemporain et ses péripéties. Ainsi en est-il des remarquables Voyages autour de nos chambres d'Olivier Boura, des Cut up Poem d'Emmanuelle Sarrouy plein de rythmes, des Drôles de types d'Yves Artufel, de la subtile et taquine Signora Metafisica d'André Ughetto, des variations d'été sur notes de saxo de Martine Gärtner, de la poignante chronique à l'hôpital, Si près, le vide, d'Isaline Dutru, des poèmes "face tendue vers le ciel" de Nicolas Jaen, des verlainiennes haltes "pour si peu" de Marc-Paul Poncet et encore...Au total, 35 écrivains, 2 photographes, 1 peintre qui donnent de leur encre contre la "dégringolade programmée", pointée par Nicole Esterolle dans ses éditos de la Gazette.

Car oui, ce numéro de la revue des Archers, paru dans un temps si particulier, promis aux livres d'Histoire (s'il en naît encore demain) fera date. Il raconte des scènes de confinement, des pas de côté, des cris, et des défis, et toujours et encore des élans du cœur, des drôleries, de la vie, quoi...

Des voix qui tirent leur révérence, comme celle de Bruno Rombi, à celles qui surgissent, comme avec Marjolaine Heeg, on retrouve la revue des Archers, solidement arrimée au théâtre Toursky à Marseille, et qui garde ses façons de vivre, de protester, d'émouvoir, de surprendre: sans hiérarchie d'auteurs, mêlant les coups de gueule, la gourmandise de mots à découvert, la générosité qui n'oublie pas ceux qui ne peuvent plus parler, la pudeur du cœur "en temps de détresse" et l'exigence multiforme de l'acte littéraire. » (Anne Lofoten)

 

***

Ils nous ont quittés…

 

En son numéro du 20 janvier, la revue Décharge rend hommage, sous la plume de Claude Vercey, à Jean-Pierre Thuillat, poète, médiéviste, créateur et animateur, depuis 38 ans, de la revue Friches. Cahiers de Poésie Verte, disparu le 16 janvier. 

C’est Claude Vercey également, que nous remercions, qui nous fait connaître, dans sa lettre d’information, l’hommage rendu à Jean-Pierre Thuillat par Jean-Pierre Siméon : « Thuillat était discret, probe, obstiné, de ceux qui par conviction foncière, désintéressés, maintiennent la poésie vivante et à hauteur d’homme. J’éprouve pour ma part admiration et gratitude pour ces mainteneurs du feu poétique qui ne cherchent pas le salut des trompettes et suivent leur chemin, intègre. "Un homme juste et juste un homme", comme disait Claudel. »

Nous saluons aussi l’hommage vibrant, avec une analyse de l’œuvre et un choix de textes inédits, signé par Alain Freixe dans le numéro de janvier-février de la revue en ligne Recours au poème.

*

La fondatrice du site Atelier Bernard NoëlNicole Burle-Martellotto, nous a appris le décès à 46 ans du poète Cédric Demangeot, créateur des éditions Fissile et de la revue Moriturus, par ailleurs dramaturge et traducteur de l’espagnol (annonce faite le 29 janvier par Victor De Sepausy sur le site des actualités du livre).

«Pour écrire, il faut être capable de mourir de son vivant. Par un mouvement irréfléchi d’arrachement vital à la vie. Comme le geste irrécupérable et désespéré d’un qui préfère ne pas crever asphyxié par le monde — ou tomber connement sous ses balles», écrivait-il dans la préface des Sonnets de la mort de Bernard Noël, 2012. 

Un portrait exceptionnel lui dédie l’écrivain Christophe Claro sur son blog : « Poésie sans concession, qui prend en charge la scission du moi, son déséquilibre, son incessante tauromachie avec le langage, poésie affranchie des tâtonnements formels, suffisamment fluide pour investir la prose, la maxime décalée, le vers brisé. Poésie en dialogue frontal avec la mort, en résonance profonde avec les "suppôts et suppliciations" d'Artaud, poésie des heurts et ruptures sonores, capable aussi bien du limpide, de l'écorché que du ramdam des organes… » (Cédric Demangeot : la plus forte impression, 29 janvier).

Enfin, hommage lui est rendu, avec un choix de textes, par Carole Mesrobian dans le numéro de janvier-février de Recours au poème, d’où nous citons :

« Écrire est donc, pour finir, ou pour ne pas en finir, une expérience de la dislocation. Dislocation du corps le plus intime – au cœur de ce qui fait du monde une guerre.

Écrire est une famine – une faillite intérieure et politique – une peur quotidienne de la peste partout – et l’impossible-à-vivre des derniers hommes rampant debout d’une terre occupée, démembrée par ses massacreurs.

Écrire est une palestine. »

Cédric DemangeotLe poudroiement des conclusions, L’Atelier contemporain, 2020.

*

Le poète André Chenet nous a appris sur Facebook le décès d’un grand inconnu de la poésie contemporaine, Pascal Brun, à qui André avait consacré en janvier 2007 un portrait et un choix de poème sur Danger Poésie : Traîne-Soleil. Nous citons :

« Pascal BRUN, né en 1955 à Lille, vit dans la bonne ville de La Rochelle. Ne possède plus aucune biographie significative puisqu’il s’est retiré depuis belle lurette du jeu social. Seuls des poèmes rescapés d’un vertigineux et lucide sacrifice subsistent, sauvés par de vieux et fidèles amis. Écrit-il toujours ? quelques bribes nous parviennent par voies postales ou par SMS ! assez rarement. Il a tiré sa révérence pour laisser place au ruissellement perpétuel du monde. »

Voici également deux extraits des textes publiés sur ce blog (dans l’attente d’un futur recueil qui le ferait connaître, grâce à l’admiration et l’amitié fidèle d’André Chenet) :

demain je ne serai plus

sur cette feuille

mais ailleurs perdu retrouvé

trouvant cherchant trouvant encore

dans la solitude du grain de sable

dans le moindre geste esquissé

dans la dent des amours

dans le crâne des oiseaux

dans la laisse du chien

ailleurs perdu retrouvé et perdu encore.

j’ai appris à briser mes liens, mes chaînes. Ceux-là même que j’avais fixés autour de mon esprit. La lumière n’est pas près de s’éteindre. Un feu nouveau couve, sans jeux de miroirs, sans jeux de mots. La lumière reprend sa source – en silence.

 

 

 

 

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Créé le 1 mars 2002